Référendum hâtif: Boisclair maintient le cap
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Photo: Pedro Ruiz
Le chef péquiste réagissait à une sortie, cette semaine dans Le Devoir, de l'ex-ministre péquiste Jean-François Simard, qui exhortait M. Boisclair à renoncer à l'engagement de tenir un référendum au cours du prochain mandat tout en l'invitant à revenir à l'idée de proposer au Canada un partenariat avec un Québec souverain, comme cela avait été le cas lors du référendum de 1995.
M. Simard, qui avait appuyé M. Boisclair durant la course à la direction du PQ, qualifie d'«obstacles» ces deux éléments clés du programme du parti.
L'ex-député de Montmorency voudrait en fait revenir à l'époque des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard, ce qui ne convient pas à André Boisclair.
«Ce partenariat [avec le Canada] n'est pas une condition à l'accession du Québec à sa souveraineté», a-t-il tranché, se collant à la «doctrine» du parti.
«Je n'ai pas l'intention du tout de changer de cap sur cette question», a-t-il dit, ajoutant plus tard en anglais qu'il ne chercherait pas à obtenir «les conditions gagnantes».
Quand il était premier ministre, Lucien Bouchard disait qu'il tiendrait un référendum seulement lorsque les conditions requises pour une victoire assurée seraient réunies, sans fixer d'échéancier.
M. Boisclair, d'ordinaire prolixe, cachait mal son agacement de devoir répondre à des questions au sujet de l'échéancier référendaire.
À la question: «Reste-t-on avec ce qui est indiqué dans le programme: il y aura un référendum le plus tôt possible au cours du mandat?», M. Boisclair a eu cette réponse laconique: «Oui.»
Il a réaffirmé vouloir s'en tenir à la lettre du programme adopté par les membres du parti lors du congrès national de juin dernier.

