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L'envers de la chasse aux phoques

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Claude Libersan (clibersan@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 23 mars 2006 10:00



Merci, monsieur Francoeur, d'avoir remis les pendules à l'heure à propos de l'intervention aveugle de Mme Bardot et de Paul McCartney. J'y ajouterais peut-être ceci:

En tant qu'espèce humaine, nous "assasinons" des phoques, comme nous assassinons sans nous poser de questions des chèvres, des brebis, des chevaux, des boeufs, des poules et d'autres animaux, parce que cela répond à des besoins de l'activité humaine. En particulier, celles de manger et de se vêtir, ainsi que de faire un certain commerce qui garantit, par exemple, un minimum de revenus nécessaires à la survie, bien modeste avouons-le, de certains Autochtones et Madelinots du Nord-Est québécois. En plus, peut-être, d'accorder une meilleure chance à nos minces réserves de morue de se refaire, ce dont le monde entier a grand besoin par les temps qui courent, puisque les phoques sont de grands prédateurs de ce poisson essentiel à la survie de notre espèce.

Malheureusement, le plus grand tort de ces "assassins" réside dans le fait qu'ils exercent leur chasse au grand air, au vu et au su des bien-pensants qui s'offusquent du spectacle de la mise à mort et du déversement du sang des victimes. Mais monsieur McCartney, madame Bardot et leur suite sont-ils allés faire une visite dans des abattoirs industriels, dernièrement? Y sont-ils jamais allés d'ailleurs?

En admettant que les animaux aient une âme, ne serait-il pas beaucoup plus naturel pour une âme animale d'accepter que la mort lui vienne d'un prédateur, dans son habitat naturel, plutôt que dêtre parqué en troupeau pendant des jours dans un mouroir industriel, de devoir y subir le harcèlement des bourreaux humains, y sentir le spectre de la mort, y voir les membres de son espèce subir une mise à mort contre-nature et savoir que le même sort lui est réservé à courte échéance?

N'est-ce pas dans nos activités d'abattage "aseptisé" d'innocents animaux domestiques que réside véritablement la torture que nous infligeons aux âmes animales? Nous ne voyons bien que ce que nous voulons voir, alors que d'autres vérités hurlent pour attirer notre attention. Madame Bardot aurait intérêt à porter son regard sur un plus large éventail de la réalité humaine.

Claude Libersan
Saint-Jean-sur-Richelieu

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