En bref: Taxer la malbouffe

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Édition du jeudi 23 mars 2006

Mots clés : taxe, malbouffe

Ottawa -- Les aliments à «calories vides», comme les croustilles et les boissons gazeuses, devraient être frappés d'une taxe spéciale pour combattre l'épidémie d'obésité chez les enfants, estime la présidente de l'Association médicale canadienne (AMC), Ruth Collins-Nakai.

Mme Collins-Nakai, une cardiologue active auprès de jeunes patients, affirme que le Canada compte le deuxième taux le plus élevé d'obésité préscolaire au monde, après la Chine. «Les choix santé devraient coûter moins cher et être plus facilement disponibles, a-t-elle soutenu après avoir prononcé un discours devant le Cercle canadien, hier. En corollaire, on devrait rendre les choix malsains moins accessibles, et une façon d'y arriver est de les taxer. Cela fonctionne avec les cigarettes en tout cas.» La proposition de Mme Collins-Nakai va au-delà de la résolution adoptée à la dernière assemblée générale de l'AMC, qui appelait les gouvernements à interdire la vente de malbouffe dans toutes les écoles au Canada. Bill Jeffery, du Centre pour la science dans l'intérêt public, à Washington, note que plusieurs agences actives en santé ont déjà réclamé une taxe sur les gras, y compris l'Organisation mondiale de la santé (OMC). Selon Mme Collins-Nakai, les pressions croissantes engendrées par les baby-boomers sur le système de santé relèguent à l'arrière-plan la santé des enfants.


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