Opinion

Lettres: Des rumeurs sur Fortuyn

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Gabriel Rondeau, Montréal, le 18 mars 2006

Édition du mardi 21 mars 2006

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Lettre à Gilles Courtemanche

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé sur votre chronique intitulée «L'Europe se ferme» dans l'édition du samedi 18 mars du Devoir. Dans celle-ci, vous parlez de «Pim Fortouis», un leader politique néerlandais assassiné le 6 mai 2002. Première rectification: l'homme en question se nommait Pim Fortuyn, et non pas Fortouis. Vous dites ensuite que celui-ci a été assassiné par des musulmans alors que ce n'est absolument pas le cas. Pim Fortuyn a été tué de plusieurs balles par un militant pour les droits des animaux. Celui-ci était blanc, natif et résidant des Pays-Bas et non musulman.

Il est vrai que Fortuyn avançait des idées controversées à l'époque, car il parlait de mesures visant à restreindre la politique d'immigration massive alors en vigueur aux Pays-Bas. Il s'était ainsi fait plusieurs ennemis, d'autant plus qu'il possédait un style flamboyant et qu'il n'avait pas la langue dans sa poche. Lors du procès, Volkert van der Graaf a avoué avoir tué Pim Fortuyn, car ce dernier voulait rétablir une loi permettant l'élevage des animaux pour leur fourrure aux Pays-Bas. Il a aussi affirmé que son geste était motivé par la défense des groupes sociaux les plus vulnérables (immigrants, musulmans). Les rumeurs voulant que le meurtrier ait été le bras armé d'ennemis politiques de Fortuyn ou d'une organisation musulmane quelconque ne sont ce qu'elles sont: des rumeurs.


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