Le recteur Roch Denis sollicite un second mandat à l'UQAM

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Marie-Andrée Chouinard
Édition du lundi 20 mars 2006

Mots clés : uqam

Le Syndicat des professeurs préfère cette fois demeurer neutre par rapport à son ancien président

Le recteur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Roch Denis, sollicite un second mandat qui pourrait le placer aux commandes de l'établissement montréalais jusqu'à l'été 2011. Alors que la communauté de l'UQAM est consultée ces jours-ci sur l'appui qu'elle doit ou non lui réserver, le recteur promet qu'après avoir été «le secret le mieux gardé», l'UQAM est en voie de devenir «le secret le plus convoité».

Élu recteur de l'UQAM en août 2001, le politologue fait l'objet de consultations cette semaine qui décideront s'il peut ou non poursuivre l'action entreprise pour un quinquennat supplémentaire. Un comité de sélection de cinq membres, piloté par le président du conseil d'administration de l'UQAM Alain Lallier, interroge groupes d'étudiants et d'employés à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 27 mars. Si aucune opposition ne se profile, les statuts de l'université prévoient que la candidature d'un recteur déjà élu peut être reconduite pour un second mandat.

Le renouvellement du mandat du recteur suit un processus très précis, qui s'est enclenché officiellement le 20 décembre dernier, alors que M. Denis a signifié au conseil d'administration de l'UQAM qu'il sollicitait un second mandat, qui pourrait commencer le 1er août prochain pour se terminer en juillet 2011. Au terme de la consultation orchestrée cette semaine, le comité de sélection présentera les résultats de son enquête, puis formulera un avis au conseil d'administration début avril. C'est le c.a. qui acheminera ensuite sa décision au gouvernement du Québec, lequel nommera le recteur par décret, et ce, en vertu de la Loi sur l'Université du Québec.

Syndicat neutre

Alors qu'il avait clairement offert son appui au recteur en 2001, le Syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ) préfère cette fois demeurer neutre par rapport à Roch Denis, lui-même ancien président du SPUQ de 1989 à 1993. «Nous avons convenu cette fois de revenir à une attitude plus traditionnelle du SPUQ, qui en est une de neutralité», a déclaré la semaine dernière le président du syndicat, Jacques Pelletier. «Nous restons neutres parce que nous considérons que le premier bilan du recteur est mitigé; il y a du pour et du contre», a-t-il ajouté, précisant qu'il n'y avait pas «assez de contre pour le fustiger, mais pas assez de pour non plus pour l'appuyer».

Dans un long texte traçant le bilan de son actuel mandat de même que ses intentions pour l'avenir, le recteur Denis note que si, au cours des dernières années, l'UQAM «en était venue à douter d'elle-même» et qu'elle projetait une «image brouillée», l'université a désormais «renforcé sa visibilité et sa crédibilité», augmentant au passage le nombre des étudiants la fréquentant et séduisant la communauté d'affaires lors d'une récente campagne de financement.

Après avoir réussi à effacer le déficit accumulé de l'établissement, l'équipe de direction actuellement en place entrevoit toutefois un avenir financier sombre si les budgets ne s'ouvrent pas pour les universités québécoises. «Écopant des effets cumulatifs du sous-financement face aux coûts croissants de nos missions, nous avons dû nous résoudre, cette année, à rompre l'équilibre budgétaire en acceptant un déficit d'opérations» de l'ordre de 14 millions de dollars, note le recteur Denis, qui place «l'urgence du réinvestissement» comme «l'action la plus décisive et l'un de [ses] engagements primordiaux pour l'UQAM».

Le recteur promet de tout faire pour résorber le déficit d'espace auquel se heurte le développement de l'établissement, de favoriser la conciliation travail-famille-études, de valoriser l'enseignement et de mettre en oeuvre une nouvelle politique facultaire (nouvelle répartition des responsabilités universitaires, une politique vivement critiquée par le SPUQ). «L'UQAM était le secret le mieux gardé, elle devient le secret le plus convoité», conclut M. Denis, dans un texte expédié à la fin février à l'ensemble de la communauté universitaire.

Roch Denis, qui dirige aussi la Conférence des recteurs et principaux d'université du Québec (CREPUQ) depuis près d'un an, a commencé sa carrière de politologue à l'UQAM en 1971. Avant de briguer le rectorat, il a présidé la Fédération québécoise des professeurs d'université (FQPPU), de 1993 à 1999, et a été secrétaire général du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécois jusqu'en 2001.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com