Montréal - Le ménage du printemps attendra
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La priorité demeure encore la réparation des nids-de-poule

Photo: Jacques Nadeau
«On fait les opérations les plus urgentes quand on sait qu'il y a une problématique à un coin de rue en particulier», soutient Serge Fortin, porte-parole de l'arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie. Mais comme il y a toujours un risque de tempête de neige, les activités intensives de nettoyage débuteront autour du 1er avril dans cet arrondissement. «C'est pour ça que, depuis deux ans, dans la plupart des arrondissements, on a retardé au mois d'avril le début de la période d'interdiction de stationner pour la propreté alors que celle-ci commençait autrefois au mois de mars», précise-t-il.
Quant aux brigades de propreté promises par le maire Gérald Tremblay, elles entreront en fonction au mois de mai. La ville investira 75 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans un plan d'action sur la propreté qui prévoit le déploiement de brigades composées d'étudiants dans des secteurs ciblés. Les inspecteurs seront également plus nombreux et ils auront pour mission d'être plus sévères à l'égard des citoyens et des commerçants qui font fi des règlements et des principes élémentaires de civisme.
Certains citoyens se sont également étonnés de voir la Ville procéder à des opérations de déneigement au cours des derniers jours, alors que la neige avait disparu des chaussées. Dans les faits, il s'agit d'opérations destinées à retirer les dernières plaques de glace qui persistent malgré le temps doux, a expliqué hier Pierre-Emmanuel Larouche, chargé de communications à l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. «Ça s'est fait très parcimonieusement dans certains secteurs dans un but préventif afin d'éviter l'accumulation d'eau dans les rues et prévenir l'obstruction des puisards», dit-il. Ces travaux permettront également aux employés municipaux de commencer les travaux de nettoyage printanier plus tôt puisque la présence de blocs de glace tenaces qui tardent à fondre empêche les balais mécaniques d'effectuer un travail efficace, ajoute-t-il. Mais l'arrondissement voulait aussi profiter des services des entrepreneurs privés qui détiennent les contrats de déneigement. «Ces contrats se terminent le 15 mars, et les entrepreneurs sont déjà payés pour ramasser la neige et la glace. Si on ne le fait pas tout de suite, on devra payer un supplément après le 15 mars», fait valoir M. Larouche.
La Ville s'est par ailleurs engagée dans une offensive de colmatage de nids-de-poule qui se poursuivra au cours des prochaines semaines. Au plus fort de l'opération, quelque 230 employés effectueront ces travaux dans les rues endommagées de Montréal.
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