Garderies - Des moyens de pression injustifiés, dit Carole Théberge

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PC
Édition du mardi 14 mars 2006

Mots clés : cpe

Une heure plus tard... à Montréal. Comme des milliers de parents, Normand Berthiaume s'est buté hier à une porte close en arrivant devant le centre de la petite enfance (CPE) de son petit Tom. Motif? Les 7800 éducatrices membres de la CSN ont lancé une série de grèves perlées dans près de 300 établissements de garde de la province afin de presser le gouvernement de régler la question de l'équité salariale.

Photo: Jacques Nadeau

La ministre de la Famille, Carole Théberge, a déploré les moyens de pression enclenchés hier par les éducatrices des centres de la petite enfance (CPE), moyens qu'elle juge injustifiés.

Les activités de 300 CPE du Québec ont comme prévu été perturbées hier matin. Les éducatrices ont lancé une série de grèves perlées afin de faire avancer les négociations sur la question de l'équité salariale. Seules les régions des Laurentides et de Lanaudière ont été épargnées.

Les 7800 employées, syndiquées à la CSN, vont se présenter au travail, cette semaine, avec une heure de retard. Le 27 mars, si les pourparlers n'ont pas progressé, cette période passera à deux heures. Le syndicat a aussi un mandat de grève générale illimitée.

Dans un communiqué transmis hier matin, la ministre Théberge affirme que ces grèves pénalisent les enfants et les parents.

«Je trouve malheureux qu'ils soient privés du service auquel ils ont droit», déclare Mme Théberge.

«L'équité salariale est un exercice complexe et sérieux d'évaluation des emplois encadré par plusieurs étapes de travail. Depuis le début des travaux, nous avons fait preuve d'ouverture et nous avons manifesté clairement notre volonté de voir ce dossier se régler dans les meilleurs délais», ajoute la ministre.

CSN

La présidente de CSN, Claudette Carbonneau, a déclaré hier sur les ondes de RDI que les éducatrices avaient déjà fait preuve de beaucoup de patience.

«Je pense que les signes de bonne foi, on les avait donnés avant. Qui a manqué à la bonne foi là-dedans, ci ce n'est le gouvernement? On avait un mandat de grève générale illimitée, on nous a demandé de faire une trêve, on l'a faite. On nous avait demandé 10 jours de patience, on a donné 10 mois», a déclaré Mme Carbonneau.

«Ce n'est pas pour rien qu'on y est allé de moyens de pression à caractère plus léger, a-t-elle précisé. En commençant pendant une heure par jour, on compte faire ça pendant 15 jours, justement pour ne pas pénaliser à outrance les parents.»

Pour atteindre l'équité salariale, la demande syndicale est de faire porter le salaire horaire d'une éducatrice, au sommet de l'échelle, à 21,78 $, comparativement à 18,36 $ actuellement. Québec offrirait plutôt 19,55 $. Une nouvelle proposition du gouvernement doit être déposée mercredi aux éducatrices afin de régler cette question d'équité sur la table entre les deux parties depuis 2003.


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