Métro de Montréal: Alstom réplique à Bombardier

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Édition du jeudi 09 mars 2006

Mots clés : bombardier, alstom

Le contrat de renouvellement des voitures du métro de Montréal est évalué à 1,2 milliard de dollars et fournirait du travail à 350 personnes. Bombardier et Alstom sont toutes les deux potentiellement intéressées par ce contrat.

Photo: Jacques Grenier

Le concepteur et fabricant français de métros Alstom a réagi hier à des propos tenus le mois dernier par Laurent Beaudoin, le p.-d.g. de sa concurrente québécoise, Bombardier.

Dans un communiqué, Alstom écrit qu'elle n'a jamais obtenu de contrats gré à gré de la RATP (Régie autonome des transports parisiens) ni de la SNCF (Société nationale des chemins de fer) contrairement à ce qu'a affirmé M. Beaudoin le 24 février.

Le constructeur français a précisé qu'en ce qui concerne le plus récent contrat du métro de Paris, le MP05, un appel d'offres international en bonne et due forme a été lancé et que Bombardier ainsi que CAF y ont également répondu.

Pierre Renault, vice-président responsable des ressources humaines et des communications chez Alstom Canada, soutient que le contrat a été adjugé à Alstom, mais que chaque concurrent a obtenu des chances égales de faire valoir sa technologie et ses prix.

Il a souligné également que Bombardier et Alstom ont déjà formé un consortium pour réaliser un contrat en 2000 et qu'elles ont partagé les retombées et que le 22 mai prochain, les deux entreprises se présenteront à nouveau en consortium dans un appel d'offres pour les 120 rames Duplex de la SNCF.

Métro de Montréal

Cette mise au point d'Alstom et les déclarations de Laurent Beaudoin surviennent alors qu'il est question d'attribuer un contrat pour le renouvellement des voitures désuètes du métro de Montréal.

Bombardier et Alstom sont toutes les deux potentiellement intéressées par ce contrat. Laurent Beaudoin plaide en faveur de l'octroi direct du contrat, sans appel d'offres, alors que, de son côté, Alstom insiste pour qu'il y ait appel d'offres, étant donné qu'elle possède des installations au Québec. Le contrat est évalué à 1,2 milliard de dollars et fournirait du travail à 350 personnes.

Le 24 février, Laurent Beaudoin avait affirmé que la société française Alstom a obtenu la responsabilité de construire les wagons du TGV après une négociation de gré à gré avec le gouvernement français.


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