Palais des congrès - Tourisme Montréal continue de pratiquer l'optimisme

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François Desjardins
Édition du mardi 07 mars 2006

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L'industrie touristique s'est portée à la défense du Palais des congrès hier en disant qu'il continuait de subir les effets des attentats du 11 septembre.

Photo: Jacques Nadeau

Le Palais des congrès de Montréal, où l'achalandage de congressistes est inférieur à ce qu'il était avant son agrandissement au coût de 280 millions, connaîtra «deux autres années difficiles» avant de prendre du galon, a estimé hier Tourisme Montréal.

Réagissant à une analyse du Devoir retraçant l'achalandage avant et après le doublement de superficie en 2002, l'industrie touristique s'est portée à la défense du Palais en disant qu'il continuait de subir les effets des attentats du 11 septembre.

«Pendant 18 mois après le 11 septembre, les Américains n'ont fait aucun choix de destination hors États-Unis, ou presque pas», a dit Pierre Bellerose, vice-président à la recherche, aux relations publiques et au développement du produit chez Tourisme Montréal. «Dans ce contexte-là, le Palais se débrouille bien. [...] On sait que ça va continuer à être difficile pendant les deux prochaines années, jusqu'en 2008. Mais puisque les très grands congrès sont réservés longtemps à l'avance, on sait déjà que, pour 2009 à 2012, les signes sont très bons.»

Au moment d'annoncer l'agrandissement, le gouvernement du Québec, seul actionnaire du Palais, avait prévu des retombées supplémentaires de 55 millions. Même si cela ne s'est pas produit, Tourisme Montréal estime que l'agrandissement était nécessaire. «On aurait perdu des occasions de congrès», a dit Pierre Bellerose. «On est la 11e agglomération urbaine du continent, mais le Palais est le 53e au chapitre de la surface. Sans agrandissement, ça serait pire. On n'aurait jamais eu la conférence sur les changements climatiques, par exemple. Lorsqu'un congrès de cette taille-là se produit, on n'est pas obligé de le laisser à une autre ville.»

La concurrence entre les villes, tant canadiennes qu'américaines, s'est considérablement corsée, a ajouté le porte-parole de l'Association des hôtels du Grand Montréal, William Brown. «Si, auparavant, la compétition était avec Boston, New York, Chicago et San Francisco, il faut ajouter Kansas City, Atlanta, La Nouvelle-Orléans, etc.» En ce qui concerne les congressistes venus de l'extérieur du pays, les plus payants pour l'industrie du tourisme, les 12 derniers rapports annuels du Palais montrent qu'ils étaient aussi nombreux dans les années 90. «Oui mais la grande différence», a dit M. Brown, «c'est que maintenant on peut accueillir les congrès qu'il était autrefois impossible à attirer, car on a la superficie.»

Le Palais, qui s'est tourné vers les grands salons, réfléchit à un éventuel nouvel agrandissement. Les prochaines semaines seront cruciales: Guy Coulombe publiera un rapport au sujet de l'impact social du projet de Loto-Québec au bassin Peel, consistant à déménager le casino en y greffant un centre de divertissement et un centre de foires. La décision ultime de Loto-Québec et le sort du Stade olympique pourraient alors dicter l'avenir du Palais. «Tout le monde attend le rapport avant de faire des scénarios», a toutefois indiqué M. Bellerose.

Il a été impossible hier de joindre la ministre québécoise du Tourisme, Françoise Gauthier.

Par ailleurs, une précision s'impose. Richard Hylands, présenté hier comme cogestionnaire de la Place Bonaventure, a changé de rôle en septembre. Il est désormais copropriétaire et gestionnaire.


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