Le prix du pétrole à la merci des ouragans
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La CIBC prévoit que l'augmentation des tempêtes dans le golfe du Mexique se traduira par une baisse de la production pétrolière des États-Unis
Toronto -- La reprise de la saison des ouragans dans le golfe du Mexique entraînera une hausse importante des prix des produits pétroliers pendant la deuxième moitié de l'année, selon un rapport de Marchés mondiaux CIBC publié hier.Le taux de dépendance des Américains se chiffre actuellement à 65 % et passerait à 72 % d'ici 2010, a déclaré Jeff Rubin, économiste en chef chez Marchés mondiaux CIBC. «À court terme, les interruptions dans la production mèneront à une nouvelle hausse record du prix du pétrole brut West Texas Intermediate après la saison des ouragans de cette année, ainsi qu'à un prix moyen de 78 $US le baril au quatrième trimestre», a affirmé M. Rubin.
Vulnérabilité
Le rapport souligne aussi que la vulnérabilité de la production dans la région du golfe du Mexique n'a pas changé depuis la saison dernière et ne risque pas de s'améliorer au cours des prochaines années. «À long terme, les interruptions de production causées par les ouragans porteront un coup fatal aux efforts des États-Unis pour parvenir à une plus grande autosuffisance énergétique, a prédit M. Rubin. Pour le reste de la décennie, nous prévoyons que la production dans le golfe se situera en moyenne à 20 % en deçà du pic de production de 2003.»
Marchés mondiaux CIBC estime que la production en 2010 s'établira à 1,2 million de barils par jour dans le golfe du Mexique, soit un million de barils de moins que l'évaluation la plus récente du département de l'Intérieur américain. Compte tenu de l'appauvrissement des champs pétroliers terrestres, la production totale de brut aux États-Unis risque de descendre à six millions de barils par jour d'ici la fin de la décennie alors qu'elle était de 7,3 millions en 2005.
La dépendance à l'égard des importations augmentera quant à elle de 65 % à 72 % pendant cette période. Pour parvenir à une plus grande autosuffisance énergétique, du moins en ce qui a trait au pétrole, les États-Unis devront miser sur une réduction de la demande plutôt que sur une hausse de l'approvisionnement intérieur, a affirmé M. Rubin en se basant sur les données du rapport.

