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Un déni de la culture québécoise

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Roland Berger (rolandberger@rogers.com)
Envoyé Le lundi 06 mars 2006 09:00



La décision de la Cour Suprême d'autoriser le kirpan dans les murs et la cour de récréation de l'école publique québécoise nie aux Québécois le droit de vivre leur culture et de la modifier selon leurs propres termes. Dans les années 1960-1970, les Québécois ont rejeté le catholicisme en bloc, au point qu'en 2008, leurs écoles publiques seront ENFIN aconfessionnelles. Dans leur culture de maintenant, tout signe rappelant le contrôle du religieux sur la profane les irritent. Les obliger à accepter un poignard comme signe d'une appartenance religieuse, c'est leur faire insulte, c'est leur dire qu'ils sont intolérants. Comme le dit avec justesse madame Bombardier, ils ont glissé dans la rectitude politique, oubliant de considérer que l'individu québécois, qu'il soit catholique, protestant ou sikhe fait montre d'intolérance en imposant leurs signes religieux à la majorité laïque.

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