Alberta - Les médecins pourront oeuvrer au privé et au public
Mots clés : public
Edmonton -- L'Alberta confirme son intention de procéder à une réforme du système de soins de santé qui ouvrirait la porte à l'assurance privée, permettrait à des patients de payer pour avoir accès plus rapidement à certaines chirurgies, comme une chirurgie de la hanche ou du genou, et autoriserait les médecins à pratiquer à la fois dans le système privé et dans le système public de santé.
«Vous pouvez bien dire que c'est à deux vitesses, mais ce n'est pas différent de ce qui se passe au Québec. Ce n'est pas différent de ce qui se passe partout où il y a des cliniques privées, a dit Mme Evans. Les gens font leurs propres choix.» Précisons cependant que les médecins québécois ne sont pas autorisés à faire des allers et retours entre les systèmes public et privé; ils doivent choisir l'un ou l'autre.
Les partisans du régime public ont souvent prévenu que le fait de permettre aux médecins de travailler des deux côtés de la clôture entraîne éventuellement un déplacement des ressources vers la pratique médicale à but lucratif, drainant le système public de ses professionnels et lui laissant le fardeau des opérations plus risquées et plus coûteuses.
Mais, dans un document de politique rendu public hier, le gouvernement Klein soutient que les changements proposés réduiront le temps d'attente global.
«En autorisant à la fois les secteurs public et privé à offrir des services améliorés et un accès plus rapide [...] pour un coût approprié, on pourra parvenir à une flexibilité accrue et à une réduction des listes d'attente», peut-on lire dans le document.
Mais en s'adressant aux journalistes, la ministre Evans a reconnu que ce ne serait pas nécessairement le cas. «En elle-même, cette mesure n'aidera peut-être pas le secteur public [...] mais c'est le travail que nous faisons dans le secteur public qui aidera. Cela offrira des options de rechange pour les gens qui ont les moyens de payer pour ces services.»
Mme Evans a indiqué que les allers-retours des médecins entre les institutions publiques et le secteur privé de la santé seraient réglementés. Ils pourraient, par exemple, devoir consacrer un certain nombre d'heures au secteur public avant d'être autorisé à travailler pour le privé.

