Les libéraux combattront la diminution de la TPS

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PC
Édition du mercredi 01 mars 2006

Mots clés : tps

Le PLC refuse toutefois de dire s'il est prêt à renverser le gouvernement

Taxe honnie par les contribuables, la TPS doit passer de 7 % à
6 %, puis à 5 %, selon la promesse de Stephen Harper. Mais les libéraux promettent de combattre les conservateurs s'ils s'aventurent sur ce terrain.

Photo: Agence Reuters

Ottawa -- Pendant toute la campagne électorale, les libéraux ont décrié la promesse de Stephen Harper d'abaisser la TPS et, de leurs banquettes de l'opposition, ils avertissent maintenant le premier ministre qu'il ne pourra concrétiser sa promesse sans livrer une chaude lutte.

La réduction de la taxe sur les produits et services de 7 à 6 % dès la première année au pouvoir se trouve dans les cinq priorités établies par le gouvernement Harper.

S'il veut respecter sa parole, le premier ministre devra s'assurer que la réduction de 1 % de la taxe si détestée par les contribuables soit inscrite au premier budget conservateur, prévu d'ici les prochaines semaines.

Hier, le critique libéral en matière de finances, John McCallum, a cependant averti les conservateurs que les libéraux n'ont pas l'intention de leur faire la vie facile sur cette question.

«Nous allons combattre les conservateurs sur cette question avec beaucoup d'enthousiasme et de vigueur parce que nous croyons que notre programme de réductions d'impôt est supérieur», a déclaré M. McCallum, à sa sortie d'une réunion du caucus.

Les libéraux, dans leur programme électoral, promettaient la mise en oeuvre de la série d'allégements fiscaux annoncés, l'automne dernier, lors de la mise à jour économique de l'ancien ministre des Finances, Ralph Goodale.

Dans tout le débat suscité par les promesses fiscales des deux grands partis, les experts ont en majorité conclut que l'équipe de Paul Martin offrait la meilleure option si l'on tenait compte de l'équité et des impacts sur la productivité.

Mais ces concepts ont peu joué dans la balance des électeurs, pour qui la TPS demeure toujours la taxe impopulaire introduite dans les années 1980.

Hier, M. McCallum n'a pas voulu aller jusqu'à dire que les libéraux pourraient voter contre la promesse de réduction de la TPS, même si cela équivaut à renverser le gouvernement minoritaire.

«Tout dépend de ce qui sera soumis au vote», a répété l'ancien ministre et économiste de formation.

Le chef de l'opposition officielle, Bill Graham, a pour sa part souligné que les libéraux seront une «opposition efficace» et qu'ils ne feront pas la vie facile aux conservateurs.

M. McCallum n'a pas voulu, non plus, être trop alarmiste quant aux impacts sur les finances publiques de toutes les promesses des conservateurs.

«Je ne dis pas qu'ils iront en déficit, a indiqué M. McCallum. Mais la question qu'il faut poser, c'est quel sera le coût de ne pas créer de déficit. La marge de manoeuvre n'est pas large, et il y a toutes sortes de pressions.»

La semaine dernière, le nouveau ministre des Finances, Jim Flaherty, déclarait qu'il avait jeté un oeil aux livres du gouvernement et se disait confiant de pouvoir agir de façon responsable sur le plan financier.

«On peut se permettre sans aucun doute la réduction de la TPS», mentionnait le ministre Flaherty.

Pendant la campagne électorale, les conservateurs avaient évalué que leur promesse de réduire la TPS coûterait au Trésor public 4,5 milliards par année.

Outre la TPS, les libéraux ont déjà indiqué que leur autre grande bataille sera celle du programme national de garderies. M. Harper a avisé officiellement les provinces, par écrit, de son intention de mettre fin au financement des programmes provinciaux en mars 2007.

Le gouvernement conservateur prévoit remplacer les ententes entre Ottawa et les provinces par une allocation annuelle de 1200 $ aux parents d'enfants d'âge préscolaire. Les libéraux s'y opposent. «Nous espérons que les deux autres partis d'opposition nous appuieront dans cette bataille», a affirmé M. Graham, hier.


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