Télévision - Jeff Fillion se défend devant Guy A.
Mots clés :
L'ancien «morning man» se prépare à lancer une nouvelle station de radio payante sur Internet

Photo: Le Devoir
Prié de dire s’il serait prêt à s’excuser devant les Éric Lapointe, Véronique Cloutier et Marie-Chantale Toupin pour des propos offensants tenus à leur endroit, Jeff Fillion a rétorqué que «oui» et laissé entendre qu’il lui arrivait souvent de changer d’opinion sur les gens. Il ne s’est d’ailleurs pas privé d’apostropher Guy A. Lepage à ce propos: «Dans la vie, on change, il y a dix ans, je te trouvais bon».
L’ancien «morning man» qui n’est plus à l’emploi de CHOI depuis l’an dernier, lancera le 17 mars une nouvelle station de radio payante sur Internet, radiopirate.com. Il n’a d’ailleurs pas caché qu’en participant à Tout le monde en parle, il comptait faire mousser le lancement de sa nouvelle station qui, a-t-il dit, compte, pour l’instant, 2000 membres.
Le passage de Jeff Fillion à l’émission de la Société Radio-Canada était d’autant plus attendu qu’il avait refusé d’y prendre part à l’époque où il était l’employé de la station CHOI.
Quant à son patron de l’époque, Patrice Demers, on se rappellera qu’il s’était éclipsé du plateau à la toute dernière minute, lors de l’enregistrement de la toute première émission de Tout le monde en parle, à l’automne 2004. Ce qui lui avait valu d’être qualifié de «pissou» par Guy A Lepage.
En plus de Jeff Fillion, Guy A. Lepage recevait cette semaine l’animateur Normand Brathwaite, le comédien Guillaume Lemay-Thivierge, l’auteur Dany Laferrière, la représentante d’un organisme défendant les droits des fumeurs et le critique de vins François Chartier.
CHOI toujours en attente
Jeff Fillion avait été invité à quitter son poste à la station CHOI, après que lui et son employeur eurent été condamnés à verser 340 000 $ à Sophie Chiasson pour des propos diffamatoires. La station qui demeure très populaire à Québec est toujours menacée de fermeture. Son propriétaire, Genex Communications, a intenté des recours judiciaires pour contester la décision du CRTC de lui retirer sa licence d’exploitation.
Après avoir été déboutée devant la Cour fédérale en septembre dernier, la compagnie Genex s’est tournée vers la Cour suprême, laquelle n’a toujours pas indiqué si elle comptait ou non entendre la requête qui doit être défendue par l’avocat Guy Bertrand.
Collaboratrice du Devoir

