Éducation postsecondaire - La CSQ exige des résultats concrets
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Déterminée à tout mettre en oeuvre pour que le Sommet fédéral-provincial sur l'éducation postsecondaire ne demeure pas au stade des voeux pieux, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) exige que le gouvernement du Québec s'engage rapidement dans des discussions avec Ottawa «pour obtenir des engagements chiffrés et sans condition dans le prochain budget fédéral».
Elle affirme par ailleurs que le premier ministre Jean Charest devra s'asseoir avec les représentants du milieu de l'éducation postsecondaire pour déterminer la répartition des sommes obtenues. «Le gouvernement Charest ne pourra pas, comme il l'a fait lors des dernières négociations dans le secteur public, faire abstraction des besoins exprimés par les travailleuses et les travailleurs de ce secteur, dit-elle. Nous ne servirons pas de caution morale à l'exercice du Sommet et nous ne resterons surtout pas des figurantes et des figurants pour la suite des choses.»
Si elle considère que la situation est «urgente», Mme Côté se dit toutefois prête à prendre son mal en patience, pour autant que les premiers ministres en arrivent à une entente «qui confirme qu'à moyen terme la somme demandée sera atteinte et qu'elle deviendra récurrente par la suite».
Les premiers ministres provinciaux réunis à Ottawa la semaine dernière ont pour leur part demandé à Ottawa d'offrir 2,2 milliards par année, dans un premier temps, pour rétablir les transferts au niveau de 1994-95. Cette enveloppe serait ensuite augmentée à 4,9 milliards, dans le cadre d'une entente à long terme. Si le chef conservateur a pris note des doléances de ses homologues provinciaux, il ne s'est toutefois pas engagé à délier les cordons de la bourse dès son premier budget. Jean Charest a cependant demandé à Stephen Harper de faire un «geste» dans son premier budget, lui laissant le soin de déterminer la marche à suivre.
Réseau en détresse
Selon les demandes de la CSQ, environ 40 % de cette enveloppe devrait être réservée au réseau collégial, contre 60 % pour les universités. «Ces secteurs souffrent d'un grave problème de financement», selon le président de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep, Mario Beauchemin. Les universités accusent notamment un manque à gagner de 375 millions de dollars par année. Pour le réseau collégial, il s'agit selon lui d'«empêcher la disparition du réseau collégial, qui a subi des compressions de 260 millions depuis 10 ans». Dans l'ensemble des établissements d'éducation postsecondaire, la CSQ note que «les besoins sont criants» en matière de personnel enseignant, professionnel et de personnel de soutien.
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