Turin 2006 - Le Canada conserve sa médaille d'or au hockey féminin

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Édition du mardi 21 février 2006

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Les hockeyeuses canadiennes n'ont pas à s'excuser d'avoir été trop fortes

Les deux gardiennes de but, Charline Labonté et Kim St-Pierre (avant-plan) sont entourées par l'équipe canadienne victorieuse.

Photo: Agence Reuters

Turin -- L'équipe féminine de hockey a remporté hier la médaille d'or la plus facile que le Canada va rapporter des XXes Jeux olympiques d'hiver, en défaisant la Suède 4-1 en finale au Palasport Olimpico.

Les hockeyeuses ont donc conservé le titre acquis à l'arraché face aux États-Unis à Salt Lake City, il y a quatre ans. En Italie, elles ont eu la tâche pour le moins facile, ayant dominé leurs rivales 46-2 au chapitre des buts en cinq matchs.

«On n'a pas à s'excuser d'avoir été trop fortes, a déclaré la doyenne de l'équipe canadienne, Danielle Goyette. C'est aux autres équipes d'essayer de nous suivre. Si on commence à relâcher, on va causer du tort à notre sport. On veut que les autres pays progressent. La victoire de la Suède face aux États-Unis a été un pas dans la bonne voie.»

La gardienne de but Kim St-Pierre, qui n'a pas affronté la Suède, a ajouté que l'équipe mérite ce qui lui arrive, même si elle a surclassé ses adversaires, en raison des sacrifices que les joueuses ont dû faire.

«Cette médaille d'or a été moins stressante à remporter, mais elle a la même valeur pour nous que celle qu'on a gagnée en 2002», a-t-elle argué.

Hockey Canada n'a pas lésiné sur les moyens afin de fournir à l'équipe le meilleur encadrement. Cette conquête est le résultat de tout près de huit mois intenses de préparation. Depuis août dernier, les filles ont été regroupées à Calgary où elles ont dû se soumettre à un rigoureux entraînement semblable à celui des hockeyeurs professionnels.

«Ç'a fait une énorme différence, a opiné St-Pierre. On passait beaucoup de temps ensemble, l'équipe était soudée. Sur le plan de la condition physique, on était supervisée par des gens très compétents. S'ils n'avaient pas été là, on n'aurait pas été la même équipe.»

Hier, le Canada a pris les devants 2-0 en première période, avant de doubler son avance en deuxième. Les filles ont levé le pied au troisième vingt, la Suède privant la gardienne Charline Labonté d'un jeu blanc au cours d'une supériorité numérique.

Gillian Apps, Caroline Ouellette, Cherie Piper et Jayna Hefford ont trompé la vigilance de la gardienne Kim Martin, qui a fait face à 26 lancers. Gunilla Andersson a été la seule marqueuse des perdantes, qui ont dirigé seulement huit tirs vers Labonté.

«Ce qui a fait la différence tout au long du tournoi, c'est qu'on a joué comme une équipe, a dit Ouellette. On s'est bien passé la rondelle, peu importe le score et les adversaires. Les gens n'ont pas idée combien d'heures d'entraînement on a consacrées au processus. Le personnel d'entraîneurs a été dur avec nous, mais c'était pour s'assurer qu'on ne néglige aucun détail.»

La médaille de bronze a été remportée par les Américaines, qui sont descendues d'une marche à chacune des Olympiades depuis qu'elles ont gagné l'or contre les Canadiennes aux Jeux de Nagano en 1998.

Hier, les États-Unis ont blanchi la Finlande 4-0. Dans les autres matchs, l'Allemagne a vaincu la Russie 1-0 en fusillade pour s'assurer du cinquième rang. La Suisse a bafoué l'Italie 11-0 pour clôturer le tournoi en septième position.


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