La malade imaginante
Mots clés :
On sait qu'elle entrera dans le courant de la rivière Ouse, les poches pleines de cailloux, à l'âge de 59 ans («Très cher, je ne crois pas qu'on puisse être plus heureux que nous l'avons été»). Aussi est-on porté à la lire à partir de la rivière, de sa fin, de son engloutissement -- et des derniers mots de son roman Les Vagues: «Invaincue, incapable de demander grâce, c'est contre toi que je m'élance, ô mort.» La mort, les vagues: façons d'aller à la mer, quand on ne peut plus faire taire «les voix» et que le monde qu'on a trop aimé s'est désenchanté. Mais on se trompe, magistralement. L'oeuvre est loin d'être posthume. Elle n'est pas non plus désespérée. Moins encore dépassée -- ni par le temps ni par la mort. («Je ne crois pas qu'on vieillisse. Je crois qu'on se modifie à jamais face au soleil.») L'oeuvre est optimiste, à haute tension, solaire, tonique et généreuse.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
Si vous êtes abonnés mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.

