L'ONU évacue une partie de son personnel de Côte d'Ivoire
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Abidjan -- L'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a ordonné hier, pour des raisons de sécurité, l'évacuation d'une partie de son personnel civil et son transfert provisoire vers la Gambie.
Quatre jeunes émeutiers ivoiriens ont été tués par des Casques bleus lorsque leur base à Guiglo a été envahie par des partisans du président Laurent Gbagbo qui ont tenté de s'emparer d'armes et de véhicules de l'ONUCI. Celle-ci a par la suite évacué des centaines de Casques bleus de Guiglo et de trois autres bases de l'ONUCI dans la même région.
«À la suite des attaques de nos installations dans l'Ouest, il a été décidé d'évacuer en Gambie une partie du personnel civil. Le personnel est traumatisé. Ces gens ont besoin d'un peu de recul pour pouvoir récupérer. C'est une mesure provisoire», a précisé un haut fonctionnaire de l'ONUCI.
Protestant contre la décision de la communauté internationale de ne pas proroger le mandat de l'Assemblée nationale ivoirienne (dominée par le parti au pouvoir), des partisans du président Laurent Gbagbo s'en étaient pris violemment à des installations de l'ONUCI et des agences de l'ONU.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui venait en aide aux 1300 réfugiés burkinabés ou libériens à Guiglo, a lui-même évacué son personnel local après le pillage de 683 tonnes de vivres dans son entrepôt. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est également retiré de la ville après l'incendie de ses locaux et la destruction de son matériel et de ses véhicules.
Plus de 500 civils participent à la mission onusienne aux côtés de 500 Ivoiriens. Son mandat a été renouvelé mardi dernier par le Conseil de sécurité. Créée en avril 2004, l'ONUCI compte environ 7000 Casques bleus, soutenus par 4000 soldats français de l'opération Licorne, pour éviter la reprise des combats entre le sud loyaliste et la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le nord du pays.

