Layton tentera de s'entendre avec les conservateurs
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Photo: Agence Reuters
De l'imagination, le Nouveau Parti démocratique (NPD) en aura besoin pour trouver un moyen de soutirer quoi que ce soit d'un gouvernement formé par la droite, particulièrement parce qu'il n'a pas réussi à obtenir ce qu'il souhaitait au scrutin, c'est-à-dire la balance du pouvoir au Parlement.
Le NPD a obtenu 29 sièges aux élections de lundi, une augmentation appréciable comparativement aux 19 députés élus en 2004. Mais il manque tout de même quelques sièges aux néo-démocrates pour être les garants de la réussite des projets de loi conservateurs.
Toutefois, selon Jack Layton, le nombre de sièges à Ottawa importe peu.
«Je crois que l'on donne trop d'importance à cette question du nombre précis de sièges, et je crois que je peux le dire d'expérience.»
Il a ajouté que l'unique siège qui manquait au NPD pour avoir la balance du pouvoir après les élections de 2004 n'a pas empêché son parti de soutirer plusieurs millions de dollars en concessions budgétaires au gouvernement libéral.
«Je crois que nous pouvons accomplir plusieurs choses bien que certains soutiennent que nous n'avons pas le nombre nécessaire de députés pour le faire», a-t-il ajouté.
Le chef néo-démocrate a d'ailleurs rappelé avec fierté que son parti a obtenu 500 000 nouveaux votes: une augmentation de près de 2 %.
Jack Layton a du même coup rejeté la responsabilité d'avoir provoqué des élections qui ont ouvert la voie à un gouvernement conservateur.
La plupart des gains du NPD ont été réalisés en Ontario et en Colombie-Britannique, où le parti a presque doublé son nombre de sièges.
Les néo-démocrates ont fait quelques percées dans la région de Toronto, notamment la victoire d'Olivia Chow, la conjointe de Jack Layton.
Quelques candidats-vedettes, comme l'ancien premier ministre du Manitoba Ed Schreyer, l'ancien député Svend Robinson et l'économiste Paul Summerville, ont toutefois mordu la poussière.

