Accusée d'avoir aidé son fils malade à se suicider - Marielle Houle plaide coupable

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du mardi 24 janvier 2006

Mots clés : suicide

Marielle Houle, cette femme de 59 ans accusée d'avoir aidé son fils souffrant de sclérose en plaques à se suicider, a plaidé coupable, hier.

Les larmes aux yeux, l'infirmière auxiliaire à la retraite a déposé son plaidoyer après que le juge Maurice Laramée, de la Cour supérieure, lui eut demandé à plusieurs reprises si elle comprenait la nature du crime d'assistance au suicide.

Le procureur a décrit au tribunal de quelle façon Mme Houle a aidé son fils, Charles Fariala, un dramaturge de 36 ans, à se tuer le soir du 25 septembre 2004 à l'aide d'un cocktail de médicaments et par asphyxie, lors d'un suicide méticuleusement planifié.

M. Fariala, un ex-infirmier du centre de soins pour malades chroniques Saint-Charles-Borromée, a reçu le diagnostic de sclérose en plaques en 2002. En moins de deux ans, la maladie dégénérative avait commencé à affecter sa mobilité et le jeune homme a dit à ses proches qu'il souhaitait mourir dans la dignité.

Mme Houle était à ses côtés quand il est décédé et a dit qu'elle avait agi par compassion pour son fils souffrant.

Dans les moindres détails

M. Fariala avait planifié sa mort dans les moindres détails, a appris la cour, qui a aussi été informée de l'étroite relation qu'il entretenait avec sa mère et du fait que tous deux avaient discuté de différentes façons pour lui de s'enlever la vie.

Le soir où il a décidé de mourir, Charles Fariala a téléphoné à sa mère pour lui demander son aide. Après avoir exprimé des doutes, jugeant que c'était trop tôt, elle a accepté. Elle s'est rendue au domicile de son fils, où il avalé une combinaison de sédatifs et d'autres médicaments avec du gin. Ils sont ensuite allés à son lit, où M. Fariala s'est allongé et a pris d'autres médicaments. Quand il a semblé s'être endormi, Mme Houle a noué un sac de plastique autour de sa tête. Il est mort peu de temps après.

Il avait laissé des instructions détaillées à l'intention de sa mère pour lui éviter de se faire arrêter, notamment de décrocher le téléphone, de quitter les lieux et d'attendre une heure avant d'appeler la police. Mais elle a paniqué et a immédiatement appelé la police, qui l'a arrêtée.

Les arguments sur la détermination de la peine ont dû être ajournés, l'accusée étant trop perturbée émotivement après son témoignage.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com