J'espère que le présence de Jacques Dufresne dans cette coalition n'annonce pas une nouvelle crise de nostalgie de la formation classique élitiste dont il est issu. Le problème est fondamentalement pédagogique, dans ce sens que tant et aussi longtemps que les universités seront incapables d'offrir et de soutenir une formation sur le tas, des compétences disciplinaires seront écartés de l'enseignement primaire et secondaire. Une solution complémentaire serait que les universités n'acceptent en pédagogie que les candidats qui possèdent d'abord une excellente maîtrise de la ou des disciplines qu'ils sont appelés à enseigner. Peut-être aurions-nous ainsi des enseignants du primaire qui adorent la mathématique autant que la lecture et l'écriture. On n'enseigne mal ce qu'on n'aime pas.