Grippe aviaire: de grandes sociétés canadiennes se préparent au pire

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Édition du lundi 23 janvier 2006

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Toronto -- Les entreprises canadiennes consacrent de plus en plus de temps et d'argent à se préparer en prévision d'une pandémie de grippe aviaire, à mesure que les milieux d'affaires prennent conscience de cette possibilité.

«Il y a environ six mois, la question ne préoccupait pas vraiment», note Sherry Cooper, économiste en chef pour BMO Nesbitt Burns et auteure de rapports de sensibilisation sur la question.

Selon Robert Wilkerson, dirigeant des plans de préparation pour la société de consultants en matière de risque Kroll Inc., la communauté financière au Canada est pratiquement un leader sur cette question, la crise du SRAS ayant servi de révélateur. M. Wilkerson est passé à Toronto à la fin de l'an dernier pour donner un atelier basé sur un scénario dans lequel la grippe aviaire se propageait chez les humains, engendrant une pandémie.

Mais la sensibilisation à la menace dépasse Bay Street, et plusieurs industries prennent maintenant des mesures pour se préparer en prévision d'une telle crise qui pourrait, selon les experts, frapper du quart à la moitié de la population, par vagues successives.

Air Canada, Dofasco, CIBC, Inco et Manulife Financial sont parmi les compagnies qui disent travailler sur un plan d'urgence en cas de pandémie. Le niveau de préparation varie entre les firmes. Ainsi Dofasco, à Hamilton, vient de tenir sa première réunion de haut niveau sur la question, afin d'examiner les plans d'urgence d'autres entreprises et de discuter de l'approche du processus de planification, a indiqué un porte-parole du manufacturier d'acier.

Chez Inco, à Toronto, la planification en vue d'une pandémie de grippe aviaire progresse, a fait savoir un porte-parole, qui a souligné qu'à cause de leur situation géographique, les installations indonésiennes du producteur de nickel sont à l'avant-garde du processus.

Au Conseil canadien des distributeurs en alimentation, on travaille sur la question «depuis environ sept ou huit mois», a indiqué le p.-d. g. Nick Jennery. Les membres du conseil représentent 80 % de toutes les ventes des distributeurs en alimentation au pays, et plus de 500 000 employés. Notre objectif est de «nous assurer que le public a accès aux produits advenant le scénario de la pire éventualité», a ajouté M. Jennery.


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