Opinion

Lettres: Tout le monde en parle tellement trop...

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André Paradis, Rédacteur publicitaire, Bos, janvier 2006

Édition du lundi 23 janvier 2006

Mots clés :

Mais pourquoi s'étonne-t-on des propos de Maurice Druon sur la langue québécoise? Pourquoi les publie-t-on seulement?

En France, voilà longtemps que personne ne fait plus attention au Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, qui n'a de perpétuelle que son inépuisable propension à dispenser des perles réactionnaires, notamment à propos de «l'aberrante, la vicieuse, l'absurde féminisation des noms des fonctions» (Le Figaro du 24 février 2004).

Si ces propos du Torquemada de la langue française ne méritent au mieux qu'une indifférence amusée, peut-être est-ce, comme l'écrivait Bernard Pivot, parce que «le grand malheur de M. Druon, qui le rend atrabilaire, est qu'il voudrait que la langue française fût à son image: empesée, figée, réactionnaire, égoïste, hautaine, sinistre» [droit de réponse au dérapage précité, Le Figaro, 29 février 2004].

Ne serait-il pas temps que les Québécois cessent de ruer dans les brancards dès que nous parviennent de France les condescendantes gesticulations de papys rétrogrades et autres animateurs de télévision post-branchés? Tout le monde en parle tellement trop...


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