Les Casques bleus sont pris à partie en Côte-d'Ivoire
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Photo: Agence Reuters
Pendant ce temps, le Front populaire ivoirien du président Laurent Gbagbo a annoncé son retrait du processus de paix engagé sous les auspices de l'ONU. «Le FPI déclare son retrait du processus de paix et son refus de continuer encore plus longtemps le processus de recolonisation engagé sous l'égide de l'ONU», a annoncé à la presse Pascal Affi N'Guessan, président du FPI.
«Le FPI demande au chef de l'État Laurent Gbagbo d'entreprendre immédiatement les démarches nécessaires afin que le pays soit débarrassé de l'occupant étranger et d'engager sur des bases autonomes et autochtones le processus de paix et de réconciliation», a-t-il poursuivi.
Lundi, un millier de ces manifestants s'étaient retrouvés devant le siège de l'ONUCI, qui compte quelque 7000 Casques bleus dans le pays, appuyés par 4000 militaires français.
Ces soldats sont notamment chargés de surveiller le cessez-le-feu entre les Forces armées nationales de Côte-d'Ivoire (Fanci, loyalistes) et la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le nord du pays depuis son coup d'État raté contre M. Gbagbo en septembre 2002.
Les manifestations visent à protester contre la décision du Groupe de travail international (GTI), chargé de suivre le processus de paix en Côte-d'Ivoire, de ne pas prolonger le mandat des députés, arrivé à expiration.
De nombreux commerces restent fermés dans la capitale économique du sud du pays sous contrôle du gouvernement, tandis que de jeunes patriotes, fidèles au président Gbagbo, se rassemblaient dans les rues, érigeant des barrages sur la route qui mène au principal aéroport international.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a condamné «la violence orchestrée dirigée contre les Nations unies, la population, ainsi que l'inaction d'une partie des autorités nationales en réponse à la situation», selon les propos de son porte-parole Stéphane Dujarric au siège de l'ONU à New York. «Le secrétaire général exige la fin immédiate de ces attaques contraires à la loi ivoirienne et qui met sérieusement en danger le processus de paix lancé par l'Union africaine et le Conseil de sécurité.»

