Les forces américaines sont en train de l'emporter en Irak, selon Bush
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Photo: Agence Reuters
«Je ne m'attends pas à ce que vous souteniez tout ce que je fais», a dit le président américain, «mais ce soir, j'ai une requête: ne cédez pas au désespoir, et ne renoncez pas à ce combat pour la liberté». Bush espère que les élections législatives de jeudi dernier en Irak constitueront un tournant et contribueront à dissiper les réticenses croissantes de l'opinion publique envers sa stratégie, qui coûte six milliards de dollars par mois aux contribuables.
Déterminé à répondre point par point aux critiques et à empêcher les appels des démocrates à un calendrier de retrait des forces d'Irak de gagner du terrain, Bush multiplie les interventions. Ce discours était, depuis le 30 novembre, le cinquième consacré à l'Irak prononcé par le président américain. Il a dénoncé le «défaitisme» de certains de ses adversaires politiques, assurant que des progrès constants sont réalisés.
«Chers compatriotes: Non seulement nous pouvons gagner la guerre en Irak -- mais nous sommes en train de gagner la guerre en Irak», a-t-il affirmé. Il a néanmoins reconnu que des erreurs avaient été commises et qu'il restait un long chemin à faire. Il a aussi reconnu que la reconstruction et de la formation des forces de sécurité irakiennes avaient été lents à démarrer. «Ce travail a été particulièrement difficile en Irak, plus difficile que ce à quoi nous nous attendions», a dit Bush. Prédisant «d'autres épreuves et sacrifices à venir», le président américain a affirmé que les scènes de carnage à la télévision ne faisaient que prouver la difficilté de la guerre. «Cela ne signifie pas que nous soyons en train de perdre», a-t-il déclaré.
En visite surprise en Irak, le vice-président Dick Cheney affichait hier un optimisme nettement moins nuancé, affirmant dans une interview à l'émission «Nightline» d'ABC News que la grande majorité des Irakiens jugent leur sort actuel plus enviable que sous Saddam Hussein. «Je pense que l'immense majorité d'entre eux nous considèrent comme des libérateurs», a dit Cheney en invoquant des sondages selon lesquels beaucoup d'Irakiens sont optimistes concernant leur avenir. Les décisions concernant les effectifs dépendront, a-t-il martelé, des progrès sur le terrain et de l'avis des responsables militaires, «pas de calendriers artificiels établis par des hommes politiques à Washington».
Le commandant des forces américaines en Irak a déclaré que les effectifs des forces américaines en Irak, qui sont actuellement de 150.000 hommes, seraient probablement ramenés d'ici début février à leur niveau d'avant les élections, à savoir 138 000 hommes.

