Étude de la NASA - 2005 a été l'année la plus chaude depuis plus d'un siècle

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Édition du lundi 19 décembre 2005

Mots clés : nasa

New York -- La température moyenne relevée à la surface du globe a atteint un record de chaleur: jamais depuis plus d'un siècle le mercure n'était monté aussi haut qu'au cours de l'année météorologique écoulée (décembre 2004-novembre 2005), selon une étude de l'agence spatiale américaine (NASA).

2005 dépasserait de peu 1998, détentrice jusqu'alors du titre de l'année la plus chaude.

D'après l'Institut Goddard pour les études spatiales (GISS, qui fait partie de la NASA), les résultats pour l'année calendaire (de janvier à décembre) devraient donner le même classement, car les différences avec l'année météorologique sont en général négligeables.

«La chaleur record relevée en 2005 est d'autant plus remarquable que la température du globe n'a pas été rehaussée cette année par un El Niño tropical. L'année météorologique 1998, au contraire, avait été relevée de 0,2 degrés Celsius au-dessus de la tendance de fond par le phénomène El Niño le plus fort du siècle», soulignent les auteurs de l'étude du GISS.

El Niño est un phénomène océanique périodique qui se traduit par des températures de surface de la mer anormalement élevées du centre à l'est du Pacifique autour de l'Équateur.

D'après le GISS, la planète s'est réchauffée au cours du siècle écoulé de 0,8 degrés Celsius, dont la majeure partie (0,6 degrés Celsius) rien que depuis 1975.

«Le réchauffement récent coïncide avec la croissance rapide des gaz à effet de serre», remarque l'institut de la NASA. Cependant, les États-Unis, qui avaient déjà refusé de ratifier le protocole de Kyoto (portant sur la période 2008-2012), se sont tenus à l'écart de l'accord conclu le 10 décembre à Montréal par lequel plus de 150 pays s'engageaient à lancer des négociations formelles sur la réduction des gaz à effet de serre après 2012.

Anomalie arctique

Jeudi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM, organisation des Nations unies basée à Genève) a estimé que 2005 était la deuxième année la plus chaude depuis le début des statistiques en 1861. Dans un communiqué, elle ajoutait que 1998 restait l'année la plus chaude.

Le GISS explique que son classement résulte de «l'anomalie arctique». La zone arctique a en effet été particulièrement chaude cette année. «Si on exclut la région située au nord du 75e parallèle, 1998 est plus chaude que 2005.» L'institut de la NASA a choisi de prendre en compte la «chaleur arctique notable».

L'OMM, qui ne partage pas son analyse pour 2005, s'accorde avec le GISS sur les constats à plus long terme. «Depuis le début du XXe siècle, la température moyenne à la surface de la terre a augmenté de 0,6 à 0,7 degrés Celsius», note l'organisation onusienne. «Les dix dernières années [1996-2005], à l'exception de 1996, sont les années les plus chaudes jamais enregistrées.»


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