La regrettée critique Pauline Kael décrivait le King Kong de John Guillermin (1976) comme «a joke that can make you cry». Peter Jackson, lui, n'entend pas à rire, et on ne pleurera pas sur son sort. Il tente un imposant retour aux origines, renouant avec la bête telle que mise au monde en 1933 par Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. C'est cette vision qui, à ses yeux, mérite d'être revue et, à mots couverts, corrigée. Il reprend en effet sa structure, son contexte historique, certains de ses personnages et des affrontements avec des monstres sortis d'un autre âge -- et de certains films de Steven Spielberg. Tout cela pour la bagatelle de 200 millions de dollars et un cachet personnel de 20 millions: pas mal pour revisiter le film marquant de son enfance.
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