Duceppe veut obtenir une majorité absolue
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Photo: Jacques Nadeau
«Obtenir le 50 % plus un, dans tout défi, c'est obtenir la majorité absolue, a-t-il souligné. C'est bien sûr qu'à ce moment-là, on dit "il y a une majorité absolue de gens qui nous appuie". C'est drôlement important. Et pour le mouvement souverainiste, ça serait la première fois. Fait que je ne suis pas pour cacher que, bien sûr, on serait très fiers de franchir la barre du 50 % plus un.»
Quand un journaliste a demandé au chef bloquiste si une majorité absolue des voix donnerait un élan au projet souverainiste, il n'a pas complètement nié.
«L'élan, ça se travaille tous les jours et, vous savez, il faut pratiquer pour ça, a-t-il illustré. Si je prends le baseball pour exemple, il ne suffit pas d'avoir l'élan, il faut frapper la balle. Il y a des gens qui ont des beaux élans et qui passent à côté. [...] On va prendre ça étape par étape, lancer par lancer.»
Le chef libéral, Paul Martin, qui tente de faire de la question référendaire l'enjeu central de la campagne au Québec, n'a pas tardé à s'emparer des propos optimistes de Gilles Duceppe.
«C'est clair que les séparatistes sont là pour élire des députés pour faire la séparation», a-t-il affirmé à Windsor, en Ontario.
Le Bloc, qui existe depuis 1990, n'a jamais recueilli plus de 50 % des suffrages. En 1993, il a obtenu son meilleur résultat historique, soit 49,3 % et 54 sièges. En 2004, malgré la colère engendrée par le scandale des commandites, le parti souverainiste fédéral a aussi fait élire 54 députés, avec 48,9 % des voix.
Lors du référendum de 1995 sur l'avenir du Québec, le OUI avait obtenu l'appui de 49,4 % des électeurs.
Après le Saguenay-Lac-Saint-Jean, hier, le chef du Bloc fera campagne aujourd'hui à Lebel-sur-Quévillon et à Val-d'Or.

