Le Hamas ne croit plus à la trêve

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AP
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 décembre 2005

Mots clés : hamas

Damas --Le Hamas refuse de renouveler l'année prochaine la trêve avec Israël, a répété hier le chef politique du mouvement de la résistance islamique, Khaled Machaal, lors d'un rassemblement près de Damas. «Il n'y a pas de place pour le renouveau de la trêve face à la politique de l'ennemi d'un accroissement des assassinats et arrestations», a déclaré le chef politique du Hamas devant plus d'un millier de militants dans un camp de réfugiés palestiniens proche de la capitale syrienne. L'an prochain, «nous ne choisirons que la voie de la résistance».

Ces propos, qui réitèrent une déclaration du mois dernier, posent la menace de nouveaux attentats suicide en Israël, alors que le gouvernement égyptien a invité toutes les factions palestiniennes au Caire pour discuter d'une extension de la trêve pour un an supplémentaire. Khaled Machaal a accusé l'État hébreu de ne pas avoir rempli ses engagements dans le cadre de la trêve informelle négociée au début de cette année avec la médiation de l'Égypte. «Je dis: "assez de la trêve", a expliqué Khaled Machaal. Nous ne le regrettons pas parce qu'elle était nécessaire à l'époque. Mais notre ennemi ne l'ayant pas respecté et les prisonniers [palestiniens] restant dans les prisons de l'ennemi et n'ayant pas été libérés, [...] il n'y a pas de place pour une nouvelle trêve.»

Par ailleurs, les responsables israéliens ont annoncé hier aux médiateurs internationaux qu'ils avaient décidé de geler l'accord conclu le mois dernier sur le point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte, selon des compte-rendus de la réunion obtenus par l'Associated Press.

Les Israéliens ont averti qu'ils traiteraient la frontière entre la bande de Gaza et le territoire israélien comme une frontière internationale si les Palestiniens ne répondaient pas immédiatement à leurs préoccupations en matière de sécurité à Rafah, selon ces documents.

L'État hébreu a accusé ces derniers jours les Palestiniens de violer l'accord sur le point de passage de Rafah en ne fournissant pas des informations immédiates sur les personnes qui entraient dans la bande de Gaza, ce qui permettrait aux Israéliens de soulever des objections. Le terminal de Rafah a ouvert le mois dernier sous la surveillance d'observateurs européens. C'est la première fois que l'Autorité palestinienne contrôle une frontière. L'accord conclu le mois dernier sous la pression de la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice prévoit également des liaisons en car entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.


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