Opinion

Lettres: Wal-Mart : la chance d'agir

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Jean Chenay, Sherbrooke, le 5 décembre 2005

Édition du mercredi 07 décembre 2005

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Notre société nous offre bien peu d'occasions d'exprimer clairement notre désaccord avec certaines des pratiques politiques ou économiques qui nous sont imposées. Depuis quelque temps, les médias se penchent sur les pratiques du géant du commerce au détail Wal-Mart.

Sous-traitance dans des pays où des enfants de dix ans reçoivent moins de 1 $ par jour pour fabriquer des vêtements qui nous seront vendus 20 $. Ingérence éhontée dans la vie des travailleurs ou, si vous préférez, des associés (sic) d'ici, dont le salaire moyen est de 14 000 $ par année. Dans ce cas-ci, nous avons un vrai pouvoir: celui de ne pas acheter chez Wal-Mart.

Bien sûr, certains emplois seront mis en danger, mais plusieurs études démontrent que l'implantation d'un Wal-Mart dans une ville a pour conséquence la fermeture de plusieurs établissements moins bien nantis et qui, eux, offraient des salaires décents et étaient actifs dans leur milieu. La fermeture d'un Wal-Mart entraînera certainement la réouverture de certains de ces commerces.

La majorité des grandes surfaces s'installent en périphérie des villes; il n'est pas rare que les municipalités aménagent de nouvelles infrastructures afin de les recevoir. Le développement urbain se fait en fonction des grandes chaînes, et ce, au détriment d'autres secteurs de nos villes. Nos taxes servent à enrichir des multinationales. Il y a quelque chose qui dérange dans cette façon de faire.


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