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Rétablir l'équité : dénoncer l'hypocrisie et l'injustice qui frappent les souverainistes Non-Francophones
Lorsqu'un Non-Francophone évoque son allégeance souverainiste dans son milieu professionnel, alors là on dit qu'il s'agit d'un traître, ou bien qu'il a été manipulé par les "séparatistes". Quel mépris !
Cela équivaut à penser qu'il (ou elle) est tout simplement un vulgaire "objet", qu'il (ou elle) n'est pas capable de penser par lui-même et que ses opinions valent moins que celles d'un fédéraliste !
C'est une forme de racisme de la part des fédéralistes à l'égard de ces personnes, et c'est ce qui est arrivé à May CHIU, la candidate du Bloc, d'origine chinoise.
Ce qui lui est arrivé, ce racisme fédéraliste qu'elle a subi, est scandaleux, mais cela révèle le mode de pensée d'une certaine élite fédéraliste en plein déclin.
Non seulement le Non-Francophone favorable à la souveraineté est méprisé par les fédéralistes francophones, mais de surcroit on lui fait du harcèlement moral à son travail alors qu'un fédéraliste ne serait pas inquiété !
Ces inégalités sont inacceptables.
Je vais m'employer, avec d'autres citoyens, à continuer de les dénoncer. Et j'invite tous les lecteurs respectueux des Droits de l'Homme à faire de même.
Il faut rétablir l'équité !
Mme MAY CHIU, cette Québécoise d'origine chinoise, est menacée par son employeur simplement parce qu'elle est favorable à la souveraineté : il s'agit d'une violation de la Charte des Nations-Unies (droits de la personne), ni plus ni moins.
La réputation du Canada et du gouvernement fédéraliste québécois (qui n'est pas aussi bonne à l'étranger que certains veulent le faire croire) ne va sortir grandie par cette affaire sur la scène internationale.
Mon travail me conduit au moins 6 fois par an à collaborer avec des organismes de l'ONU et donc à me rendre aussi bien à New York qu'à Genève (sièges de nombreux organismes onusiens) : croyez-moi je ne manquerai pas de rapporter ces faits dans ces tribunes internationales.
L'équité, c'est appliquer aux uns le
principe que l'on applique aux autres dans le cadre de la loi et de la démocratie.
Concrètement, si May CHIU est contrainte à démissioner par son employeur (financé à 80% par le Gouvernement fédéraliste du Québec) en raison de ses opinions politiques souverainistes, alors le même principe doit s'appliquer à des gens comme Farid KODSI, par exemple, ce fédéraliste fonctionnaire d'un Ministère canadien à Ottawa.
Si May CHIU doit démissionner, alors Farid KODSI doit aussi démissionner de son poste de fonctionnaire à Ottawa !
Je rappelle que Farid KODSI exprime ouvertement ses opinions sur toutes les tribunes (ce qui est droit, mais c'est aussi celui de Mme CHIU alors).
Sur son lieu de travail, chacun connait ses opinions politiques, y compris sa hiérarchie, car il y a aussi parmi eux quelques lecteurs du Devoir...
Bizarrement, le Ministère canadien dans lequel il travaille n'a pas demandé la démission de Monsieur KODSI.
En effet, à Ottawa on pense que l'opinion d'un fédéraliste compte pour de l'or, et ne mérite pas la démission, tandis que l'opinion d'un souverainsite ne vaut rien et nécessite la démission.
En gros, être souverainiste c'est un peu comme être un délinquant : vous méritez d'être viré de votre emploi si vous êtes pour la souveraineté !
C'est le message des fédéralistes.
Vous les derniers fédéralistes francophones, allez-vous continuer longtemps à vous regarder dans la glace tranquillement, sans vous poser aucune question sur vos allégeances et sur les dérives du fédéralisme ?
Ivan KOEPJEN
Anglo-Québécois plutôt fédéraliste MAIS respectueux des Québécois indépendantistes (qui sont des démocrates, ils sont pacifiques), au même titre que je respecte les fédéralistes "ouverts et tolérants" de mon camp.
