Harper menaçait l'unité du pays, dit Stronach

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PC
Édition du mardi 06 décembre 2005

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Toronto -- Belinda Stronach, dont la défection imprévue des rangs conservateurs, au printemps dernier, avait assommé le parti de Stephen Harper et sauvé le gouvernement minoritaire libéral d'une défaite certaine, a décrit hier son ancien patron comme un homme prêt à mettre le pays en danger pour ses propres intérêts partisans à court terme.

La volonté de M. Harper de défaire les libéraux était une attaque «mal pensée» contre le fédéralisme au Québec, qui aurait mis fin à des dépenses sociales progressistes et suscité la division au sein de la société, a affirmé Mme Stronach.

«Je n'ai pas travaillé aussi fort afin de fusionner les deux partis conservateurs, pour voir ensuite M. Harper briser le pays», a déclaré Mme Stronach dans un discours prononcé au Canadian Club, à Toronto, hier. Seuls les libéraux, ajoutait-elle, peuvent garder le Canada uni.

La ministre des Ressources humaines -- poste qui a été sa récompense pour s'être jointe aux libéraux -- s'est défendue d'avoir elle-même fait preuve d'opportunisme lorsqu'elle a traversé le parquet de la Chambre, affirmant qu'elle ne l'avait pas fait par ambition personnelle, mais dans l'intérêt national.

Dans son discours, Mme Stronach a vanté la performance économique des libéraux et n'a mentionné le scandale des commandites que pour dire qu'elle aussi trouvait cela «choquant».

Elle a aussi affirmé que la position de M. Harper sur le mariage gai équivalait à nier les droits des homosexuels et des lesbiennes.


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