Trois fois plus de policiers pour surveiller les automobilistes

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Jeanne Corriveau
Édition du mardi 06 décembre 2005

Mots clés : policier

Montréal embauchera 133 agents pour faire respecter le Code de sécurité routière

Les automobilistes devront être plus disciplinés à partir du 30 janvier, puisque Montréal triplera le nombre des policiers affectés à la sécurité routière et à la circulation. Dans l'espoir de réduire le nombre d'accidents causant des décès et des blessés graves, en hausse depuis quatre ans, le Service de police de Montréal (SPVM) a annoncé hier qu'il embaucherait 133 nouveaux policiers qui auront pour tâche exclusive de faire respecter le code de sécurité routière et de distribuer des constats d'infraction.

Montréal affiche un triste bilan routier. Entre 2001 et 2004, le nombre de piétons décédés ou blessés gravement est passé de 161 à 226 alors que 374 cyclistes ont perdu la vie ou subi d'importantes blessures en 2004, contre 233 en 2001. «La sécurité routière est devenue la priorité du Service de police de Montréal, a indiqué hier Yvan Delorme, directeur du SPVM, en conférence de presse en compagnie de Claude Dauphin, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville.

Afin d'endiguer la hausse croissante des accidents, 133 policiers de plus, dont 44 à moto, prêteront main-forte aux 61 policiers montréalais qui sont actuellement affectés à la sécurité routière et à la circulation. Le SPVM mise sur la visibilité accrue des agents pour dissuader les actes de délinquance et, à plus long terme, Yvan Delorme rêve de voir les automobilistes, les cyclistes et les piétons montréalais faire preuve du même civisme que leurs homologues américains et ontariens.

Les coûts d'implantation de ces nouveaux effectifs, y compris les salaires et l'achat d'équipement tel que les voitures, s'élèvent à sept millions de dollars et cette somme sera puisée à même les budgets de la Ville. M. Delorme affirme toutefois que le SPVM ne s'est pas fixé d'objectifs en matière de revenus liés aux constats d'infractions qui seront plus nombreux, mais il croit, qu'à plus ou moins long terme, «les revenus vont couvrir les dépenses».

Les problèmes de circulation et l'indiscipline généralisée des usagers de la route sont devenus une préoccupation majeure des Montréalais, a constaté M. Delorme. Un sondage réalisé auprès de plus de 4000 résidents en décembre 2003 avait d'ailleurs révélé que 59 % des Montréalais signalaient l'existence de problèmes liés à la circulation dans leur quartier.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène, croit M. Delorme. Outre l'augmentation du nombre de véhicules dans les rues de la métropole et la réduction des effectifs du SPVM, qui sont passés de 4800 policiers en 1988 à 4300 en 2005, M. Delorme estime que les modifications des tâches policières ont fait en sorte que le temps alloué à la circulation par les patrouilleurs a beaucoup diminué. «Les appels ne se règlent plus de la même façon. Un appel qui prenait entre six et dix minutes à régler en 1988 peut maintenant prendre une ou deux heures, notamment à cause des spécialités qui se sont développées.» De plus, la création de la police de quartier, en 1998, a entraîné l'abolition de la section responsable de la sécurité routière qui comptait alors 125 policiers. Résultat: le nombre de contraventions émises par le SPVM a chuté de un million à 300 000 entre 1988 et 2004.

Policiers dans le métro

La Ville de Montréal, la Société de transport de Montréal (STM) et le SPVM ne sont pas encore parvenus à conclure leur entente concernant le dossier des policiers dans le métro. Claude Dauphin a indiqué hier que le projet visant à accorder aux agents de surveillance du métro le statut de policiers ne pourrait se réaliser en janvier tel que prévu. «C'est un dossier complexe qu'on veut régler, et il y a une entente de principe, mais il reste encore des choses à finaliser comme la formation des agents», a indiqué M. Dauphin qui n'a pu préciser à quel moment, en 2006, les policiers feraient leur entrée dans le métro.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com