Vos réactions
Des propos insidieux
Sous couvert de sermons doucereux d'une redondance extraordinaire (qui de surcroît, tel un ténya quittant un système digestif malade, n'en finisssent jamais), publiés dans LeDevoir. com ou ailleurs (ça semble vous préoccuper fort peu, pourvu qu'il y ait un canal public pour vos déversements de bile), votre but est toujours de dénigrer et de déconsidérer vos «adversaires» sous apparence d'arguments... «rationnels».
Arguments qui culminent au ridicule la plupart du temps, tellement c'est tordu, excessif ou totalement déconnecté du réel. Un ridicule que très visiblement vous ne craignez pas. Jamais.
Vous savez, M. Racle, je ne suis plus un jeune homme, et je ne suis devenu souverainiste que très progressivement, sinon tardivement, au fil des ans. Or si au prochain référendum portant sur l'Indépendance du Québec, je cocherai sans hésiter le OUI des deux mains, c'est moins par le pouvoir de conviction des Lévesque, Parizeau, Bourgault, Vigneault ou Landry, que par le dégoût, le DÉGOÛT PROFOND, que des gens comme vous* m'inspirent en prêtant les intentions les plus sordides aux leaders des forces de l'Indépendance du Québec.
Tantôt c'est l'un, tantôt c'est l'autre. Lévesque, Bouchard, Parizeau... qu'importe. Il y a toujours un mercenaire de votre «camp» (attaques ad hominem comprises) pour dire ou écrire quelque part - car c'est là l'idée que l'on cherche à immiscer le plus largement dans les esprits - que Liberté nationale du Québec signifie plus ou moins, en dernier ressort: fascisme.
M. Racle, ce sont les Gabriel Racle de ce monde qui ont fini par me dégoûter irréversiblement du Canada.
Des gens qui, faute de présenter une argumentation convaincante qui pourrait amener les Québécois à demeurer en Canada, ne trouvent plus que le salissage, l'insulte, le procès d'intention, la peur et le dénigrement pour tenter d'éloigner l'auditoire visé de la voie politique qu'ils ne partagent pas, eux, personnellement.
Bref, moi, Gabriel Racle, ne désire pas l'Indépendance du Québec. «Donc», l'Indépendance du Québec est un projet malsain et inacceptable. C'est ce qui s'appelle, pour le moins, confondre mes intérêts personnels (pas toujours bien compris, d'ailleurs) avec le «bien de l'humanité».
J'aime cette idée, donc c'est le bien. Je n'aime point cette autre, c'est donc le mal... Transcendante analyse, M. Racle ! En langage commun, on appelle ça aussi: intégrisme.
Or, s'il n'existe plus d'arguments rationnels qui tiennent pour convaincre les Québécois à demeurer dans ce pays prédateur de leur différence et de leur autonomie, il reste deux voies.
1) Celle des lâches et des malhonnêtes : Démoniser ce projet (du cataclysme économique au régime autoritaire appréhendé, la fourchette se montre très large).
ou
2) Celle de la lucidité : a) Cesser de combattre en pure perte la patiente, pacifique et démocratique marche historique d'un peuple; b) prendre acte enfin du phénomène; et c) conclure (ou déduire) en toute honnêteté intellectuelle que la Souveraineté du Québec est l'issue la plus sensée à retenir dans l'agenda national.
Or comme je constate, contre toute intelligence, que c'est cette première voie qui est partout retenue (les 18 derniers mois du régime Paul Martin confirment au-delà de toute «espérance» les 11 années du régime libéral fédéral précédent), je dois bien admettre maintenant que je me réjouis de l'aveuglement idéologique et des discours arrogants, vindicatifs et méprisants des Pierre Pettigrew, des Stéphane Dion, des Lucienne Robillard, des Jean Pelletier, des Denis Coderre et autres Jean Lapierre: ce sont, avec les gens de votre sorte, M. Racle, les meilleurs vendeurs de l'Indépendance.
Oui. Les meilleurs !
Votre cas est un peu particulier, toutefois. À l'instar de votre ami Farid Kodsi (on a les amis qu'on peut), c'est bien connu, vous êtes un Ontarien de la région d'Ottawa. Alors, au surplus, je me demande bien en quoi ces questions du Québec vous concernent, puisque ce sont les Québécois qui sont et seront appelés à se prononcer sur l'avenir du Québec. En ce sens, votre opinion sur le sujet a autant de valeur et de pertinence que s'il s'agissait d'un Cambodgien, d'un Polonais, d'un Norvégien ou d'un Étatsunien.
Votre discours pompeux et verbeux, M. Racle, constitue en quelque sorte, de manière générale, mutatis mutandis, le condensé du discours canadien aux Québécois.
Un discours insidieux et foncièrement malhonnête que l'on retrouve un peu partout, en effet, et à intervalles réguliers. Même dans «Le Devoir»!: www.ledevoir.com/dossiers/333/81183.html?333 (en référence à www.ledevoir.com/2005/05/04/80936.html?304)
N St-G.
* personnes publiques (en politique, dans le milieu des affaires, dans les médias [Gesca...], etc.) ou privées. Des gens comme vous, comme les Farid Kodsi, les Daniel Laprès et autres Marie-France Legault qui, incidemment, se reproduisent comme nuées d'insectes en juillet sur les forums d'opinions comme celui de Cyberpresse. Comme si le fanatisme aveugle - insufflé par cette colonie d'individus qui carbure au fiel, à l'injure et au ressentiment - incarnait la voie intelligente de l'avenir...
