Le syndicat du Wal-Mart de Saint-Hyacinthe veut un arbitre
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Les négociations en présence d'un conciliateur ont donné lieu à d'importants progrès, mais le syndicat du magasin de Wal-Mart à Saint-Hyacinthe a demandé au ministre du Travail de nommer un arbitre pour prendre le dossier en charge. Il s'agit d'une première étape en vue de l'imposition d'une convention collective.
«Le conciliateur a envoyé au ministre, vendredi dernier, un rapport selon lequel il n'y a pas de possibilité d'en arriver à une entente par voie de convention collective entre les parties», a indiqué au Devoir hier le président du Conseil québécois des TUAC-FTQ, Yvon Bellemare. «Le même jour, on a fait une demande au ministre pour qu'il nomme un arbitre.»
Les raisons expliquant le présumé refus de Wal-Mart demeurent inexpliquées. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du détaillant a dit que la date du 29 novembre était de nature conditionnelle. De toute manière, a précisé Yanik Deschênes, le détaillant «ne souhaite pas négocier sur la place publique». La direction de Wal-Mart reconnaît avoir été avisée de la demande d'un arbitre, mais M. Deschênes n'a pas voulu s'avancer dans l'interprétation de ce geste.
Yvon Bellemare s'attend à ce que le ministre Laurent Lessard réagisse rapidement à la demande syndicale. «Pour le dossier de Jonquière, le délai avait été d'une semaine alors on prévoit quelque chose d'assez court», a-t-il dit.
La nomination d'un arbitre à Jonquière, où la compagnie se plaignait de problèmes financiers, avait eu lieu le 9 février au matin. En après-midi, la direction de Wal-Mart annonçait que le magasin allait fermer ses portes. Pourrait-on se diriger vers le même scénario à Saint-Hyacinthe? Le syndicat préfère garder espoir. «N'oubliez pas qu'on peut continuer à essayer de s'entendre devant l'arbitre», a dit Yvon Bellemare. «On n'est pas obligé d'aller chercher une imposition de convention. Les parties ne sont pas énormément loin l'une de l'autre.»
De son côté, Yanik Deschênes a dit que les deux situations sont différentes. «Jonquière c'était une chose, et Saint-Hyacinthe c'en est une autre. À Jonquière, l'entreprise a tout fait pour sauver le magasin. [...] Ça ne veut pas dire automatiquement que ce qui est arrivé là-bas va aussi se passer à Saint-Hyacinthe.»
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