Merck supprime 7000 emplois
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L'usine de Kirkland ferme, 235 emplois sont perdus au Canada

Photo: Agence Reuters
Merck Frosst, sa filiale canadienne qui compte actuellement 1812 employés à travers le pays, licenciera 235 travailleurs non syndiqués affectés à la fabrication de médicaments et à d'autres tâches, a déclaré la porte-parole de l'entreprise, Marlène Gauthier. La majorité, au siège social de Kirkland, seront mis à pied d'ici la fin de l'année 2005, a-t-elle précisé.
Merck Frosst mettra ainsi un terme à sa production de médicaments au Canada. Le Prinivil, le Prinzide, le Vasotec, le Vasoretic et le Mevacor, des médicaments traitant l'hypertension et les maladies cardiaques, étaient fabriqués à Kirkland, a affirmé Mme Gauthier. Il n'est pas question pour l'instant de confier cette production à des sous-traitants au Québec, a-t-elle indiqué.
L'entreprise conservera un peu plus de 1000 personnes dans l'ouest de Montréal, dont 300 chercheurs travaillant dans ses laboratoires de recherche et développement. Elle maintiendra aussi ses activités de mise en marché et d'éducation médicale à Kirkland.
Certains des 235 licenciements annoncés hier seront aussi effectués dans les bureaux dont dispose Merck Frosst à Vancouver, Edmonton, Toronto et Ottawa, a dit Mme Gauthier.
L'objectif de la restructuration est d'améliorer la compétitivité de Merck, qui est passée ces dernières années du troisième au cinquième rang au classement mondial des sociétés pharmaceutiques.
Le titre de Merck, qui a perdu la moitié de sa valeur depuis le retrait du Vioxx, a enregistré un recul d'environ 60 % au cours des cinq dernières années.
«Les mesures que nous annonçons aujourd'hui constituent la première étape du repositionnement de Merck afin d'affronter les défis actuels et à venir», a déclaré hier le p.-d.g. Richard Clark, lors d'une conférence téléphonique à Trenton, au New Jersey. «Nous croyons qu'elles gonfleront notre bénéfice par action et augmenteront la valeur pour nos actionnaires.»
L'essentiel des mises à pied annoncées hier devrait toucher les États-Unis, où travaillent plus de la moitié des quelque 63 000 employés de Merck.
Cette annonce survient à la veille de l'ouverture, à Houston, au Texas, du premier procès fédéral lié à l'utilisation Vioxx qui, selon la poursuite, aurait entraîné le décès d'un Américain de 53 ans. D'après les analystes, Merck pourrait faire face à des poursuites totalisant 50 milliards $US.

