Québec indexera le régime d'impôt en 2006

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PC
Édition du samedi 26 et du dimanche 27 novembre 2005

Mots clés : indexation

Québec -- À défaut d'offrir des baisses d'impôt aux particuliers, le gouvernement Charest indexera de nouveau le régime fiscal en 2006, faisant épargner quelques centaines de millions de dollars aux contribuables.

S'appliquant à la fois à la table d'imposition et aux crédits d'impôt, l'indexation de 2,43 % «laissera annuellement 390 millions supplémentaires dans les poches des contribuables», a annoncé hier le ministre des Finances, Michel Audet, dans une déclaration ministérielle à l'Assemblée nationale.

Les déductions et les crédits d'impôt seront ainsi indexés d'un taux équivalant à l'augmentation des prix à la consommation observée en 2005, de façon à préserver le pouvoir d'achat des consommateurs.

«Cet ajustement sera certainement apprécié des citoyens, qui doivent actuellement supporter une augmentation des prix de l'essence et de l'huile à chauffage», a souligné M. Audet, faisant remarquer que l'indexation permettra de dégager une somme d'environ 150 millions pour compenser la hausse du prix des carburants.

Depuis 2004, l'indexation annuelle successive du régime d'imposition a entraîné un accroissement de 805 millions du revenu disponible des contribuables, a-t-il poursuivi.

«Si on additionne l'ensemble des mesures ainsi que l'indexation, cela représente un allégement fiscal considérable de 2,2 milliards en trois ans», a soutenu M. Audet.

Mais de son côté, l'opposition péquiste est loin de tirer la même conclusion.

Le député François Legault a reproché au ministre de vouloir «passer un sapin» aux contribuables en présentant comme un allégement fiscal le simple ajustement du régime d'imposition au coût de la vie.

Loin de décroître tel que promis, le fardeau fiscal des contribuables n'a cessé d'augmenter depuis l'élection du Parti libéral du Québec (PLQ) en 2003, a dit le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances.

«Depuis deux ans et demi, ils ont augmenté les tarifs de 1,3 milliard», a mentionné M. Legault, citant l'augmentation des frais de garde, des tarifs d'Hydro-Québec et des primes d'assurance médicaments.

À cela s'ajoutent la hausse des cotisations pour le régime de congés parentaux, des tarifs de transports en commun et des taxes scolaires, a-t-il ajouté.

«Il n'y a pas personne qui croit que les promesses de baisses d'impôt ont été respectées, et je pense que tout le monde va être d'accord pour dire encore aujourd'hui qu'on a un gouvernement qui est le champion des promesses non tenues», a lancé le député de Rousseau.

Le Parti québécois n'a pas de leçon à donner à qui que ce soit en matière de fiscalité, a rétorqué aussitôt le ministre Audet.

«Le PQ a laissé le pouvoir avec le triste bilan d'avoir fait des Québécois les citoyens les plus taxés et les plus imposés du continent», a-t-il dit.


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