L'action de Tembec bondit
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L'action de l'entreprise forestière Tembec a bondi de 13 % hier, après l'annonce que les États-Unis vont diminuer les droits compensateurs imposés aux importations canadiennes de bois d'oeuvre.
Tembec est l'une des entreprises canadiennes qui profiteraient le plus d'une décision des États-Unis de rendre la somme de cinq milliards perçue en droits de douanes depuis 2002. À elle seule, l'entreprise québécoise a versé 310 millions.
Aujourd'hui, le gouvernement fédéral annoncera un programme d'aide de 1,5 milliard pour l'industrie forestière et les localités du Canada éprouvées par plusieurs fermetures de scieries, principalement en Ontario et au Québec. Le gouvernement pourrait permettre aux entreprises, entre autres, d'utiliser comme garanties de prêt les sommes versées en droits compensateurs aux autorités américaines et qui avaient été conservées en fiducie en attendant la résolution du litige commercial. Ottawa s'engagera à verser 800 millions en garanties de prêts pour les entreprises forestières, 100 millions pour leurs besoins les plus urgents, 300 millions pour la recherche et le développement, 150 millions pour aider les régions touchées à diversifier leur économie et 60 millions pour développer de nouveaux marchés.
Hier, l'action de Tembec a clôturé à 2,27 $, en hausse de 26 ¢ ou 13 %. La décision annoncée mardi n'a pas eu tellement d'effets sur le titre des autres entreprises forestières.
Selon un analyste, la réaction des investisseurs envers le titre de Tembec s'explique principalement parce que l'entreprise éprouve actuellement des difficultés si grandes, comparativement aux autres du secteur, que n'importe quelle bonne nouvelle a aussitôt un effet positif. L'analyste a aussi relevé que le gouvernement doit annoncer aujourd'hui un soutien financier. Les deux annonces combinées réduisent les risques que Tembec déclare faillite, a dit l'analyste, qui a requis l'anonymat.
Même si l'annonce du département américain du Commerce risque de faire l'objet d'un appel, ce qui occasionnerait des délais concernant la fin de la perception des droits et le retour des sommes reçues, «le marché voit tout cela sous un angle positif», a affirmé l'analyste. «Nous nous rapprochons de l'étape où l'argent sera rendu et si l'on s'en rapproche un peu, il devient alors moins probable que Tembec fasse faillite», a-t-il dit.

