Vos réactions

Fausses accusations

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Geneviève Chénard
Envoyé Le mardi 29 novembre 2005 10:00



Madame Fleurette,

Vous accusez à tort les groupes environnementaux de faire de la petite politique alors que si vous aviez une petite connaissance du fonctionnement des Commissions parlementaires, vous seriez au courant qu'on y interroge des experts et des gens concernés par la problématique. Ces gens concernés par l'environnement, dans le présent cas, se regroupent principalement autour de ces groupes environnementaux reconnus et qui ont généralement une très grande crédibilité auprès du Gouvernement. Vous savez madame Fleurette, l'Environnement est une problématique multidisciplinaire qui exige le travail commun de tous les acteurs québécois. Que vous le vouliez ou non, les groupes environnementaux représentent un acteur important au niveau de la politique et ce partout dans le monde, mais cela ne fait pas d'eux des joueurs de petite politique pour autant.

Vous suggérez qu'ils se présentent aux élections? Ce serait la dernière de leur volonté! Au contraire, ils tiennent à faire avancer les causes sociales et environnementales et ils savent très bien qu'à cet effet, la population québécoise est beaucoup plus efficace que le cabinet des ministres. Alors contrairement à ce que vous pensez, ces groupes font beaucoup plus de communication et de sensibilisation que de politique de bas étage.

Vous aurez remarqué que je ne teinte pas ma réflexion de partisanerie, puisque cette dernière se veut strictement environnementale et qu'en matière d'environnement, il n'a pas de place pour la partisanerie. Cependant, j'ai personnellement mené une étude de plus de six mois sur les réalisations environnementales du Gouvernement Charest. Et je me dois, en fonction des résultats obtenus, de rectifier votre affirmation concernant monsieur Mulcair. Votre discours dilapide monsieur Boisclair de façon évidente et je ne suis pas en ce moment, dans la capacité de vérifier vos dires. Cependant je nuance votre affirmation quant au fait que monsieur Mulcair soit le meilleur ministre de l'Environnement connu à ce jour, puisque à ce sujet je possède une solide argumentation.

Alors qu'en première année de mandat il était manipulé par monsieur Charest qui endossait pratiquement le rôle de ministre de l'environnement et qui prenait la parole dans toutes les annonces officielles, monsieur Mulcair est devenu un annonceur public au cours des années qui ont suivi. Il agit maintenant à ce titre pour de grands projets qui demeurent et j'utiliserai vos mots : que du vent et des paroles creuses.

Vous mentionnez à plus d'une reprise que l'on doit comparez les actions de Boisclair et de Mulcair, mais vous n'en énumérez aucune.Ça madame Fleurette ça ressemble à de la petite politique. Moi je vous citerai quelques arguments. Le projet de développement durable. Le Québec a acclamé cette grande nouvelle, cependant le projet traîne en annonces publiques, en commission à venir. le gouvernement cherche à gagner du temps pour laisser ce projet inachevé dans les mains des prochains dirigeants.

Avez-vous lu concrètement le projet de loi sur le développement durable? Il y a dans ce document des propositions pour modifier des éléments tellement dans les lois et l'administration publique québécoise que les débats et les ententes ne seront jamais conclues avant la fin du mandat du PLQ.

En ce qui concerne les changements climatiques, je dois également appuyer les groupes environnementaux puisque monsieur Mulcair n'a pas respecté son engagement concernant la publication d'un plan québécois de réduction des GES. Tout comme il n'a pas respecté son engagement relatif à l'étiquetage obligatoire des OGM. Déjà en juin 2003, soit moins de deux mois après son élection, le gouvernement recule quant à cet engagement préventif majeur en matière de consommation québécoise. Vous parlez de la forêt. Certes la réduction de 20% est une bonne nouvelle.

Mais le développement durable comme monsieur Charest l'entend doit également tenir compte de l'aspect social, qui sera grandement touché par ces modifications. Déjà dans le milieu, des gens sont sans emploi, victime d'une économie trop longtemps axée sur la surexploitation des ressources. Le grand défi du gouvernement sera maintenant de restructurer le système économique québécois parce que dans trop peu de temps malheureusement, une grande partie du Québec des régions nécessiteront un soutien et une aide économique des grands centres. Mais cette problématique, le gouvernement n'y a pas encore pensé. Qu'est-ce que qui vas se passer quand ces populations n'auront plus droit au chômage?

Vous voyez, je pourrais continuer encore longtemps de la sorte, mais je ne saurais passer sous silence le cafouillage relatif à la centrale du Suroît et qui risque de se répéter avec le projet d'autoroute et de pont de la 25. En tentant d'outrepasser le BAPE, le ministre et son gouvernement vont trop loin dans leurs annonces publiques, ce qui choque la population et qui ensuite les forces à reculer en raison des outils qu'ils ont eux-mêmes développé dans un souci de démocratie et qui les rappelle à l'ordre. Selon vous madame Fleurette, qui ici fait de la petite politique.

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