Négociations dans le secteur public - Les syndicats accentuent la pression

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Marie-Andrée Chouinard
Édition du jeudi 17 novembre 2005

Mots clés :

Les grèves tournantes se succèdent à Montréal et ailleurs au Québec

Alors que Montréal est paralysé aujourd'hui par les grèves tournantes du front CSN-FTQ, c'est la semaine prochaine que la chaleur de l'automne soufflera sur le Québec alors que les grandes centrales seront toutes trois en débrayage.

L'automne chaud redouté par la population et par le gouvernement n'a pas encore eu lieu mais il se pourrait en effet que la pression monte d'un cran dès le 22 novembre, alors que des débrayages sont prévus tant par le front commun CSN-FTQ que par le Secrétariat intersyndical des services publics, qui regroupe la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).

C'est d'ailleurs aujourd'hui que cette intersyndicale fera connaître le détail de sa première vague de grèves, qui commencerait le mardi 22 novembre pour se poursuivre au moins jusqu'au vendredi. Avec un mandat de trois journées de débrayage en main, la CSQ penche pour le principe des grèves tournantes d'une région à une autre, mais à raison d'une demi-journée à la fois.

Ainsi, la grande région de Montréal sera touchée le 25 novembre par une grève qui commencera après minuit pour se terminer autour de midi.

Le front commun CSN-FTQ lancera quant à lui sa deuxième série de grèves tournantes (il a un mandat de quatre jours en banque) le 23 novembre, selon le principe qu'il a mis en branle au début du mois. De jour en jour, les 24 heures de grève seront exercées à un endroit différent, paralysant l'ensemble des secteurs.

C'est d'ailleurs à Montréal que ce principe est appliqué aujourd'hui, notamment dans les écoles et certains cégeps, paralysés pendant 24 heures en raison des grèves des employés de soutien. La Société du Palais des congrès de Montréal, la Régie des installations olympiques et la Commission des services juridiques seront aussi fermées en raison des grèves des employés CSN-FTQ.

Certains établissements de santé sont aussi concernés par cette première vague: des hôpitaux, des résidences, des centres jeunesse et d'autres points de services sont visés par les débrayages, sans toutefois que les services de base soient affectés, comme a prévenu hier le Conseil des services essentiels par voie de communiqué.

«Le Conseil tient à informer la population qu'il a approuvé, pour chacun des établissements visés, des listes ou ententes définissant les services essentiels à maintenir lors de la grève», a-t-on appris hier. Ainsi, les services d'urgence sont maintenus en totalité alors que, dans les hôpitaux, la quasi-totalité du temps normalement consacré au travail sera assuré et que 100 % des employés seront présents au boulot.

Toujours sur le mode grève, les professeurs de l'Université de Montréal exercent aujourd'hui une neuvième journée de grève afin d'accélérer la négociation avec l'administration. Ils ont encore la possibilité de neuf jours de grève à appliquer pour convaincre l'UdeM de leur verser les hausses salariales qu'ils demandent.


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