Procyon dévoile les résultats encourageants d'un anti-VIH

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PC
Édition du jeudi 17 novembre 2005

Mots clés : vih, procyon

Le cours de l'action bondit

Le cours de l'action de Procyon Biopharma affichait un gain de 25 % hier après-midi, à la suite de la divulgation de résultats encourageants concernant une étude in vitro sur un médicament contre le VIH.

Vers 14h, l'action de Procyon valait 30 ¢ à la Bourse de Toronto, en hausse de 6 ¢ par rapport à son cours de clôture de la veille. Le titre a atteint en matinée un sommet de 36 ¢, ce qui représente une progression de 50 %.

Procyon, une société montréalaise de biotechnologie qui oeuvre dans le développement de traitements contre le cancer et le VIH-sida, a fait savoir que les résultats d'une étude de résistance in vitro d'une durée d'un an témoignent de l'efficacité potentielle de son produit PPL-100 dans le traitement du virus du sida résistant aux médicaments.

«La dernière décennie a été marquée par d'importantes avancées dans le traitement des patients porteurs du VIH», a souligné la direction de Procyon dans un communiqué.

«Malgré cela, l'émergence des virus multirésistants demeure le principal défi auquel la communauté médicale doit faire face. [...] Pour cette raison, de nouveaux médicaments antiviraux possédant une barrière génétique élevée [plus difficile pour le virus de développer une résistance] doivent être développés pour combattre l'émergence de virus du VIH résistants aux médicaments», a ajouté l'entreprise.

L'étude menée en collaboration avec le professeur Mark Wainberg, du Centre de recherche sur le sida de l'université McGill, a ainsi révélé une «barrière génétique potentiellement élevée» pour le PPL-100.

Le professeur Wainberg a qualifié ces résultats de «très encourageants», ajoutant qu'ils justifient un «développement rapide du médicament lors des études cliniques prochaines».

À cet égard, le chef de la direction de Procyon, Hans Mader, a dit vouloir procéder avant la fin du mois en cours au dépôt en vue d'une étude clinique de phase I sur des humains, dans l'espoir d'obtenir les résultats «d'ici les prochains quatre à cinq mois».


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