Une fondation pour sauver la musique à l'école

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Marie-Andrée Chouinard
Édition du mardi 15 novembre 2005

Mots clés :

Qu'ont en commun les Respectables et le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier? Le souci de soutenir financièrement les écoles offrant une concentration musicale de haut niveau, ce à quoi ils ont contribué en lançant hier la fondation Sauvons la musique.

Cette initiative inédite du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) survient quelques mois après que des établissements comme l'école secondaire Joseph-François-Perreault eurent imploré l'État pour un financement supplémentaire, afin de maintenir leur mission première.

Plutôt que de verser les 570 000 $ demandés par l'école secondaire, le MELS crée une fondation dont il assume la responsabilité, et il y verse 46 000 $ dans lesquels pourront puiser neuf écoles secondaires publiques choisies par le gouvernement. Puisque la fondation encourage le principe des dons de commanditaires et la vente de produits -- par exemple, un album des Respectables lancé ce mois-ci et contenant une chanson bénéfice au profit de la Fondation --, le ministre s'est aussi engagé hier à verser «un dollar pour chaque disque vendu entre le 1er et le 31 décembre 2005, jusqu'à concurrence de 14 000 $».

Pour l'école Joseph-François-Perreault, cette annonce revêt tout de la bonne nouvelle, même si les montants n'ont rien pour l'heure du demi-million demandé l'an dernier à peine. «J'aime mieux cet engagement que pas d'engagement du tout», confiait hier le directeur de JFP, Benoît Bussières. «Et soyons réaliste: à partir du moment où le ministère accorde une subvention de 500 000 $ à Joseph-François-Perreault, il ouvre la porte à des demandes de la part de toutes les autres.»

Une pression que le MELS ne pouvait pas tenir, et qu'il évite en activant le levier d'une fondation: il y verse un fonds de démarrage, mais invite d'autres partenaires à s'y engager plus que lui. «Ça ouvre la porte à de belles participations», note M. Bussières, dont l'école a besoin de 150 000 $ au moins et prochainement pour maintenir sa mission. «Les professionnels de la musique, les compagnies de disques, et peut-être même des partenariats interministériels.»

Le ministre Fournier est tout de même responsable du fonds, qui sera géré par des représentants de son ministère, des neuf établissements scolaires visés de même que d'acteurs du milieu artistique. Le versement des sommes se fera sur la base de critères précis, dont le nombre d'élèves, l'indice de défavorisation lié à l'établissement, la contribution financière exigée des parents et le prêt des instruments.


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Seulement une petite précision! - par Polyvalente Curé-Mercure
Le jeudi 22 décembre 2005 10:00

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