Pénurie de main-d'oeuvre en environnement
Mots clés : environnement
Les employeurs qui oeuvrent dans le secteur de l'environnement vivent une pénurie de main-d'oeuvre actuellement au Québec, selon des établissements d'enseignement qui offrent des diplômes dans ce domaine.
À titre d'exemple, le Centre de formation professionnelle de La Baie, à Saguenay, a reçu 145 offres pour ses 15 finissants détenteurs du diplôme d'études professionnelles (DEP) en protection et exploitation des territoires fauniques, au printemps 2005, peut-on lire dans le communiqué.
Aussi, le programme du diplôme d'études collégiales (DEC) en assainissement de l'eau au cégep de Saint-Laurent a reçu 37 offres d'emploi entre janvier et juin 2005 alors qu'il n'y avait que huit diplômés, apprend-on. Le cégep de Jonquière a été confronté au même problème avec son DEC en environnement, hygiène et sécurité au travail, tandis que l'Université de Montréal a noté une hausse de 5 à 10 % des emplois pour les spécialistes en aménagement du territoire, les urbanistes et les géographes.
Issues en partie de la sensibilisation croissante de la population aux enjeux environnementaux, la réglementation et ses nouvelles exigences suscitent plusieurs de ces débouchés.
Le Règlement sur la qualité de l'eau au Québec élaboré après le scandale de l'eau contaminée à Walkerton (Ontario) représente bien cette tendance. De même, la politique québécoise de gestion des matières résiduelles devrait provoquer l'embauche d'environ 500 travailleurs entre 2004 et 2006, ce qui porterait à 16 000 le nombre d'emplois dans ce domaine.

