Ratés informatiques comme à Montréal - Nouvelles élections réclamées à Québec
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Québec -- À l'instar de candidats aux élections municipales de Montréal mécontents des cafouillages du scrutin du dimanche 6 novembre, des membres d'une nouvelle coalition à Québec demandent l'annulation pure et simple du vote.
En rencontre exploratoire vendredi soir, ces candidats ont souhaité que justice soit faite quant aux résultats de la dernière élection. Peu importe leur propre écart avec le candidat élu, on ne doit pas avoir confiance en la machine, selon eux.
Tout le monde a constaté que le vote électronique n'offrait pas suffisamment de garanties, a commenté M. Lépine, chef du parti Option Capitale. Il n'est même pas possible de procéder à un réel recomptage, car on doit se fier aux données contenues dans les disques durs. Si on laisse les choses comme elles sont, il en va de la confiance des citoyens envers les élections.»
Pour renverser la vapeur, deux recours judiciaires peuvent être adoptés par les candidats. D'abord, s'ils se sentent floués par les résultats de leur propre district, ils peuvent déposer une requête devant la Cour du Québec pour que les votes soient recomptés. Mais le temps presse, car cette demande doit être faite avant aujourd'hui.
Ensuite, les candidats ont 30 jours pour entamer un processus de contestation des élections devant la Cour supérieure.
«On veut que les élections de la Ville de Québec soient complètement annulées et qu'on en tienne de nouvelles, cette fois-ci à la bonne vieille méthode du papier et du crayon», a expliqué M. Lépine.
Cette procédure va dans le même sens que celle qu'entend prendre Vision Montréal, le parti mené par Pierre Bourque. «On est en contact étroit avec les gens de Montréal, parce qu'on a les mêmes préoccupations», a souligné M. Lépine.
Au bureau du Directeur général des élections, on doute que les groupes de candidats qui veulent faire annuler les élections atteignent leur but. «Les dispositions de la loi ne sont pas conçues pour annuler toute une élection, a expliqué le porte-parole, Denis Dion. Rien n'empêche un avocat de plaider la cause, mais, à notre connaissance, ça ne s'est jamais fait.»
Pour le moment, Démocratie Québec est une structure très informelle et non partisane, qui n'a pas encore terminé de se constituer.
La ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, ne s'opposera pas à la démarche de contestation des élections enclenchée par les deux groupes de Montréal et de Québec.
«Même si la ministre reconnaît avoir assisté à un cafouillage important, elle ne croit pas qu'il y ait de bonnes raisons de mettre en doute l'exercice démocratique», a soutenu Jonathan Trudeau, son attaché de presse.

