Vingt morts à Bassora

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AFP
Édition du mardi 01 novembre 2005

Mots clés : attentat, bassora

Sept autres soldats américains ont péri hier

La voiture piégée qui a explosé à Bassora hier était complètement calcinée.

Photo: Agence Reuters

Bassora -- Au moins 20 personnes ont péri dans un attentat hier soir à Bassora, dans le sud de l'Irak, au terme d'une journée qui a vu l'armée américaine annoncer la mort de sept autres de ses soldats au combat.

«Vingt personnes ont été tuées et 45 blessées et ce bilan n'est pas définitif», a indiqué une source du ministère de l'Intérieur à Bagdad, citant des rapports de Bassora. Selon la même source, les secouristes ont évacué les victimes pendant plusieurs heures hors du lieu de l'attentat, un marché très fréquenté de la ville. Selon elle, l'attentat visait une patrouille de la police, mais la plupart des victimes sont des civils.

L'explosion a eu lieu devant un centre commercial où se pressaient de nombreux habitants faisant des achats pour la fête du Fitr, qui marque la fin du jeûne musulman du ramadan et doit être célébrée dans quelques jours.

L'attentat dans la capitale méridionale de l'Irak, relativement épargnée par la violence, intervient après une journée durant laquelle l'armée américaine a annoncé la mort de sept de ses soldats, dont six ont été tués hier. Dans le reste du pays, au moins 11 Irakiens ont été tués dans différentes attaques, selon la police.

Quatre soldats américains ont été tués dans une attaque à la bombe dans la localité de Youssoufiyah, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Bagdad, selon l'armée américaine. L'armée a indiqué que deux autres soldats ont péri dans les mêmes circonstances au nord de la capitale irakienne.

Un septième militaire a été tué au combat dimanche à l'ouest de Bagdad. Selon un communiqué de l'armée, il a été tué par l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule dans la région d'al-Amiriyah.

Ces décès portent à 2021 le nombre de GI's et de civils américains assimilés militaires morts en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003, selon un décompte de l'AFP.

Octobre a été le quatrième mois le plus meurtrier pour les soldats américains en Irak depuis l'invasion de ce pays avec 93 tués, selon un bilan établi d'après des données du Pentagone.

Le porte-parole du Pentagone, Lawrence DiRita, a déclaré que le nombre élevé de morts reflétait la puissance et le perfectionnement croissants des attentats à la bombe commis par les insurgés.

Novembre 2004 reste le mois le plus meurtrier avec 137 tués, suivi d'avril 2004 avec 135 tués. Ces chiffres incluent aussi bien les soldats morts au combat que ceux tués dans d'autres circonstances.

Ces pics dans le nombre de soldats tués ont correspondu à des moments de combats intenses entre les troupes américaines et les insurgés à Falloujah, à l'ouest de Bagdad.


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