Le Botox au secours des victimes d'AVC

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Édition du samedi 29 et du dimanche 30 octobre 2005

Mots clés : botox

Toronto -- On l'utilise pour effacer les rides sur des visages vieillissants, pour apaiser des maux de tête et même pour traiter la sudation excessive, mais le Botox pourrait aussi améliorer la qualité de vie des victimes d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), selon une étude.

Les victimes d'AVC sont souvent aux prises avec des muscles du bras et de la main demeurés rigides après des dommages causés au cerveau.

«Le Botox aide à relâcher les muscles, alors il diminue la rigidité après un AVC», a indiqué hier la co-auteure de l'étude, Allison Brashear, neurologue à l'université de Wake Forest.

L'étude a été effectuée dans 35 centres américains sur 279 patients victimes d'AVC, âgés entre 21 et 88 ans, qui ont reçu des injections de Botox dans les poignets, les doigts, les pouces et les coudes chaque trois mois afin de réduire l'hypertonie spastique.

L'hypertonie spastique invalidante (immobilité et faiblesse du muscle) touche jusqu'à 30 % des victimes d'AVC et peut causer une incapacité d'agir avec la main et le bras affectés (un AVC affecte habituellement seulement un côté du corps).

Les chercheurs ont découvert qu'après six semaines de traitement, le tonus musculaire dans le poignet, les doigts, le pouce et le coude s'était nettement amélioré et que l'effet a perduré pendant toute l'étude.

«À long terme, après une série de cinq injections, nous avons démontré que l'amélioration est constante et durable», a expliqué le Dr Brashear.

«J'ai des patients qui m'ont dit qu'ils peuvent maintenant se laver les mains adéquatement. Du personnel soignant m'a dit que c'était beaucoup plus facile d'aider les patients à s'habiller. Certains patients m'ont affirmé qu'il leur était auparavant impossible d'utiliser cette main et qu'après les injections, ils pouvaient effectuer différentes tâches comme changer les couches de leur bébé ou ouvrir une boîte à pilules.»


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