Course à la direction du Parti québécois - Marois entend maintenir le cap

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Édition du samedi 15 et du dimanche 16 octobre 2005

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Pauline Marois n'a pas l'intention de changer son plan de match, durant le dernier droit de la campagne à la direction du Parti québécois, même si les sondages indiquent que son rival André Boisclair semble avoir acquis une avance quasi insurmontable.

«Quatre semaines, c'est très long. C'est le temps d'une campagne électorale normale. Et les sondages datent un peu», a dit hier la députée de Taillon, lors d'un point de presse tenu après avoir annoncé de nouveaux appuis à sa candidature.

Mme Marois interprète les sondages en sa faveur, en faisant valoir qu'ils indiquent qu'elle pourrait tout autant qu'André Boisclair battre le chef libéral Jean Charest aux prochaines élections.

«Je vais continuer à rencontrer les militantes et les militants. J'ai un accueil très chaleureux, très positif. Je participe à tous les débats. Je n'en ai refusé aucun jusqu'à maintenant et chaque fois je sais que je vais chercher de nouveaux appuis», assure-t-elle.

Plus tôt, dans un théâtre de Québec où elle s'adressait à une poignée de militants, en grande majorité des femmes, Mme Marois avait lancé: «Je suis une battante. Je ne lâche jamais. Je vais passer à travers ce combat pour réussir et je vais remporter cette course.»

Mme Marois a confirmé à cette occasion l'appui de la députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard, et de la députée bloquiste de Québec, Christiane Gagnon. Parmi ses nouveaux appuis, on compte également l'ex-ministre du gouvernement conservateur de Brian Mulroney, Monique Vézina.

C'était hier le dernier jour pour devenir membre du Parti québécois à temps pour voter et choisir le nouveau chef du PQ.

Mme Marois croit avoir réussi à convaincre entre 5000 et 10 000 personnes à prendre leur carte de membre au cours des dernières semaines.

Mais la candidate, prudente, s'est bien gardée de faire un lien direct entre une nouvelle carte de membre et un appui assuré à sa candidature lors du vote.

«Des gens nous disent: j'ai pris ma carte chez André [Boisclair], mais je vais voter pour vous», a-t-elle dit.

L'organisation d'André Boisclair a de son côté annoncé qu'elle avait recruté plus de 32 000 nouveaux membres depuis le début de la course.

Au moment de la démission de Bernard Landry, le Parti québécois comptait environ 60 000 membres. La permanence du parti devrait faire connaître dans les prochains jours le nombre de membres qui auront officiellement le droit de vote pour choisir le nouveau chef. On fixait au début de la campagne au leadership l'objectif de 100 000 membres au moment du vote, un chiffre qui sera probablement dépassé.

Avec Le Devoir


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