Un conflit syndical coupe la Corse du continent
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Photo: Agence France-Presse
Une fois libéré, le dirigeant du STC-marins, Alain Mosconi, a appelé depuis Marseille «au calme» et «à l'apaisement» dans l'île méditerranéenne.
Les quatre hommes, proches des indépendantistes corses, ont été mis en examen pour «détournement de navire» et «séquestration de personnes sans libération volontaire» par un juge d'instruction marseillais. Selon une source judiciaire, ces chefs d'accusation sont passibles d'une peine de trente ans de réclusion criminelle.
Leur action avait suscité l'intervention de troupes d'élite de l'armée.
Le premier ministre Dominique de Villepin a averti hier que le gouvernement ne pouvait «aller plus loin» que le nouveau plan annoncé la veille, prévoyant un maintien de l'État à hauteur de 25 % dans le capital de la SNCM, mais aussitôt rejeté par le syndicat CGT, un des principaux syndicats français.
Il y a «des contraintes juridiques», a souligné le premier ministre en allusion aux règles européennes. Il s'est aussi dit «inquiet» de l'évolution de la situation en Corse, où le conflit s'est largement étendu.
Plus aucune liaison maritime n'était assurée hier entre le continent et cette île de la Méditerranée, où des milliers de touristes étaient bloqués.
Le trafic des deux principaux aéroports, Bastia et Ajaccio, a commencé à son tour à être paralysé hier par une grève de soutien du personnel au sol et des pompiers. La situation à l'aéroport d'Ajaccio est toutefois revenue à la normale dans l'après-midi.
L'approvisionnement de l'île étant menacé, une cellule de crise était en place à la préfecture de Corse, à Ajaccio, pour gérer les stocks de produits sensibles (carburant, médicaments...) devant les possibles pénuries.
Jeudi soir, la violence était montée d'un cran avec un attentat à la roquette visant la préfecture, qui n'a pas fait de blessés. L'explosion a cependant frôlé le préfet, Pierre-René Lemas.

