Les prières «coupables» de Koizumi

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Reuters
Édition du samedi 01 et du dimanche 02 octobre 2005

Mots clés :

Tokyo -- Le premier ministre japonais Junichiro Koizumi viole la Constitution en se rendant au temple shintoïste de Yasukuni, a jugé hier la Haute Cour de justice d'Osaka, cassant un précédent jugement.

Le tribunal estime qu'il s'agit de visites officielles, or, rappelle-t-il, la Constitution japonaise établit une séparation entre la religion et l'État, rapporte l'agence de presse Kyodo.

Le sanctuaire de Yasukuni, à Tokyo, honore la mémoire de 2,5 millions de Japonais morts au combat. Quatorze criminels de guerre de «classe A», dont le général Hideki Tojo qui dirigea le gouvernement japonais de 1941 à 1944, y ont été enregistrés en secret en 1978. Pour nombre d'Asiatiques, ce sanctuaire est le symbole du militarisme et de l'impérialisme nippons dans les années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. La Haute Cour d'Osaka a débouté, en revanche, les 188 plaignants de leur demande d'indemnisations financières pour cause de souffrance mentale. Koizumi, dont la dernière visite à Yasukuni remonte à janvier 2004, soutient qu'il se rend au temple en tant que simple citoyen et non comme premier ministre, afin de prier pour la paix et d'honorer la mémoire des morts. «C'est un verdict très regrettable», a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Hiroyuki Hosoda.


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