Bois d'oeuvre - Fox dénonce les États-Unis qui refusent de respecter les jugements rendus contre eux

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Édition du samedi 01 et du dimanche 02 octobre 2005

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Le président du Mexique, Vicente Fox, a sans doute plu au premier ministre canadien Paul Martin en dénonçant en termes à peine voilés le comportement des États-Unis dans le dossier du bois d'oeuvre qui empoisonne les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.

Photo: Agence Reuters

Vancouver -- Le président mexicain Vicente Fox a fait l'éloge de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) lors d'un discours prononcé à des chefs d'entreprise, hier, mais il s'est montré critique envers les États-Unis pour le non-respect de récents jugements dans le dossier du bois d'oeuvre.

«La région de l'ALENA est désormais la plus dynamique du monde relativement aux échanges commerciaux», a dit Vicente Fox lors d'un discours dans lequel il a largement fait la promotion de l'augmentation du commerce entre le Canada et le Mexique, ainsi qu'entre les trois pays qui composent l'ALENA.

«Cette entente a servi à augmenter les échanges commerciaux et à les soumettre à des règles qui fournissent les garanties nécessaires, sur le plan juridique, a dit M. Fox, qui doit rencontrer le premier ministre Paul Martin. Le Mexique regrette toute décision unilatérale qui n'est pas conforme aux décisions des comités d'arbitrage qui traitent des différends commerciaux.»

Le président n'a pas spécifiquement fait référence au litige sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis, mais ses commentaires semblaient destinés à son public canadien.

Lors d'un important événement organisé dans un hôtel du centre-ville par la chambre de commerce de Vancouver, il a soutenu que «lorsque des engagements internationaux sont respectés rapidement, nous diminuons l'incertitude dans la région et augmentons les bénéfices de l'ALENA». Il a dit que «les institutions et procédures» devraient être renforcées au lieu d'être affaiblies.

Le litige commercial sur le bois d'oeuvre a semblé traverser l'esprit des personnes dans la salle. Certaines ont d'ailleurs posé des questions à M. Fox, à la fin de son discours. L'une d'elles lui a demandé son opinion concernant le «processus de résolution des litiges».

«Aimeriez-vous voir des changements?», a-t-il demandé, déclenchant les rires dans la salle.

«Il ne fait aucun doute que le Canada et le Mexique font la promotion de l'amélioration du mécanisme concernant les litiges, de façon à écarter tous les obstacles et à favoriser la croissance des échanges commerciaux et des investissements», a répondu M. Fox.

Il a affirmé que l'amélioration des processus de résolution des litiges avait fait partie des sujets abordés par MM. Fox, Martin et par le président des États-Unis, George W. Bush, lors d'une rencontre au Texas au début de l'année.

«Nous travaillons pour faire en sorte que le processus de règlement soit efficace», a-t-il dit.

La majorité du discours de M. Fox a été consacrée à brosser le portrait des relations économiques entre le Canada et le Mexique.

Il a encouragé les représentants du milieu des affaires à penser au Mexique lorsqu'ils veulent investir.

Le président a assuré à son auditoire que son pays avait établi «un nouveau processus de reddition de comptes» qui permet aux entrepreneurs, investisseurs et citoyens de «profiter d'une sécurité judiciaire sans précédent au Mexique».


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